Qu’attendre en Afrique de cette grand’messe consacrée à la COP16 qui se termine aujourd’hui 13 décembre 2024 à Ryad en Arabie Saoudite ? Certes, on a beaucoup pinaillé sur ce que les grands destructeurs de l’environnement doivent faire pour inverser la tendance.
A la COP15 d’Abidjan, le constat était qu’1 milliard de terres ont été détruites par la désertification et qu’il faudra œuvrer à les récupérer. Deux années après cette COP16, l’érosion des terres arabes a atteint 1,5 milliard, ce qui équivaut à 40% des terres fertiles. L’objectif de ce raout de Ryad est de réparer ces sols à l’horizon 2030 afin d’espérer sauver la planète terre.
Les Africains restent dubitatifs face à cette réunion sur la sécheresse, pourtant appelée «COP des pauvres», car c’est sur le continent généralement qu’on a les grandes sécheresses, et les problématiques en matière d’eau.
Les experts estiment d’ailleurs qu’en 2030, 3 personnes sur 4 dans le monde seront assoiffées et c’est en Afrique que ce besoin se fera sentir. Le fameux «Protocole sécheresse contraignant» qui devra être adoptée au pays du Prince MBS (Mohamed Ben Salman) sera-t-il accepté par les Occidentaux ? Quel moyen disposent des Africains pour qu’on y parvienne ?
Quid des moyens juridiques légaux et de gouvernance et surtout d’investissement pour circonscrire cette sécheresse, œuvre de la Nature, mais aussi des hommes ? Le continent reste dubitatif quant aux résultats de cette COP16, comme ils l’ont été sur la grande sœur la COP29…à Bakou.
La rédaction


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