Le processus de réunification des deux franges rivales du Front populaire ivoirien (FPI) parti de l’ex-président Laurent Gbagbo a du plomb dans l’aile. Alors que l’on croyait que les négociations entre les deux parties avançaient dans le bon sens, Pascal Affi N’guessan a décidé de suspendre sa participation à toutes les discussions.
Il n’est plus question pour Affi N’guessan de prendre part aux discussions portant sur la réconciliation au sein du Front populaire ivoirien. Le député d’Arrah, région de l’Est de la Côte d’Ivoire, voit d’un mauvais œil la signature d’une déclaration entre le FPI et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) envisageant de «mener des actions concertées découlant de la rencontre entre le président Laurent Gbagbo et le président Konan Bédié, lors de leur rencontre à Bruxelles en 2019». La direction de la branche du FPI proche d’Affi N’guessan s’est insurgée contre «la création d’une plateforme structurelle dénommée CNPC avec des objectifs stratégiques impliquant des militants et des structures politiques du PDCI et du FPI». Dans une déclaration, elle a dénoncé «l’implication du FPI par des personnes non mandatées, ni habilitées, dans la création du CNPC dont le parti ne connait les tenants et aboutissants».
Selon le site d’information Afrique-sur 7 info.fr, dimanche 7 juin 2020, Affi N’guessan a échangé avec Assoa Adou à propos de la réunification du parti. L’ancien premier ministre ivoirien estime qu’ayant voulu en savoir davantage sur le projet de l’alliance entre le Front populaire ivoirien et le PDCI, il lui a été signifié que «sa participation aux négociations en vue de l’unité du parti ne faisait pas obstacle à la poursuite des activités de son groupe». Selon lui, cette démarche du camp conduit par Assoua Adou «n’est pas prioritaire dans la quête d’unité fortement espérée par l’ensemble des militants». Il a donc proposé à l’envoyé de Laurent Gbagbo de «mettre en priorité» l’unité du FPI en vue de la reconquête du pouvoir d’État.


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