Dans une allocution d’une vingtaine de minutes retransmise sur sa page Facebook, Guillaume Soro a dit qu’il soutenait la mise en place du Conseil national de transition et il a aussi appelé les forces armées à se mettre à sa disposition.
Un appel lancé dans la foulée de la mise en résidence surveillée de plusieurs cadres de l’opposition. Journaliste spécialiste de l’Afrique et fondateur de « La Lettre du Continent », Antoine Glaser ne pense pas que Guillaume Soro ait encore suffisamment d’influence. Pour lui, cela fait trop longtemps qu’il s’est éloigné de ses anciens compagnons qui ont intégré l’armée.
« Avec cet appel, il est dans son rôle d’ancien rebelle qui a porté Ouattara au pouvoir. Son ancien bastion c’est le Burkina et si Blaise Compaoré était au pouvoir on aurait pu s’attendre à quelque chose avec une base. En plus Ouattara, ça fait quelque temps qu’il est au pouvoir et il a eu du temps pour « travailler » certains lieutenants de Soro. »
« Grâce à lui plusieurs rebelles ont pu intégrer l’armée régulière mais cela fait bien longtemps, depuis 2007. Ce sont des gens qui pensent maintenant plus à leur carrière. Son influence n’est pas si forte sur les éléments qu’il a pu aider à intégrer l’armée régulière ».
Pour les autorités ivoiriennes, les propos de Guillaume Soro sont d’une extrême gravité et s’inscrivent dans une logique de coup d’Etat. Le porte-parole adjoint du gouvernement, Mamadou Touré, rappelle d’ailleurs qu’une procédure à son encontre a été lancée en Côte d’Ivoire.


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