Depuis la guerre Ukraine-Russie, et le virage à 180° du prince héritier MBS de l’Arabie Saoudite avec son rapprochement avec l’Iran, des blocs tentent de se former ou de se consolider pour des intérêts économiques et stratégiques.
Ce week-end, Poutine et Ramaphosa se sont parlés sur la question céréalière, dans laquelle rien n’est réglé, malgré les assurances du président turc Erdogan allié de la Russie mais qui vend des armes à l’Ukraine !
Ces derniers mois aussi, les chassés-croisés diplomatico-politiques à Moscou et à Pékin se multiplient. Les Américains défilent chez Xi Jinping, Poutine aussi reçoit.
Aujourd’hui 17 juillet 2023, après un séjour de trois jours (13 au 15 juin 2023) à Moscou, le président algérien se rend en Chine. Double objectif assigné à ce voyage :
1) Renforcer la coopération avec un partenaire traditionnel, même si la dernière visite d’un n°1 algérien date de 2006 avec Boutef. En fait, il s’agira de réchauffer l’Accord global signé en 2014, et revoir celui signé en 2022 qui s’étend en 2026.
2) L’Algérie veut intégrer les BRICS dont le sommet est prévu fin août à Pretoria. Il s’agira de convaincre la Chine de plaider auprès de la Russie, de l’Inde et de l’Afrique du Sud pour être admise.
Un second pas après la visite à Moscou vers le continuum des BRICS, un groupe qui prend un relief particulier dans la géopolitique actuelle où 2 grandes puissances (Russie et Chine) sont en conflit direct ou par procuration avec l’UE et les Américains via l’Ukraine. L’Algérie a du pétrole et en intégrant les BRICS, elle gagne de l’envergure. Et actuellement, la guerre Russie-Ukraine, s’invitera forcément au prochain sommet des BRICS, et également cette problématique des céréales, désormais liées aussi au blocus sur la mer Baltique. A ce sujet, pas encore de solution pérène, loin s’en faut, et dans ce concert des Nations, le coup de fil sur l’Accord sur l’exportation des céréales, qui expire aujourd’hui même 17 juillet est crucial pour l’Afrique, même si c’est l’Ukraine, ça frappe aussi l’Afrique et ce maïs et les engrais consommés par la Chine et l’UE sont aussi vitaux pour le continent.
La REDACTION


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