«Plusieurs personnes sont venues vers nous, des ainés, des responsables et ils nous ont interpellé par rapport à notre mouvement. Il y en a qui ont reconnu la justesse de la revendication mais ont souhaité que nous puissions reprendre afin que la clientèle soit satisfaite. Nous avons estimé que cette sollicitation est fondée».
C’est en substance les propos du secrétaire général du SYNTRAPOST, Gilbert Goh, pour justifier la suspension du mouvement qui paralyse La Poste depuis deux semaines. Selon le syndicat des travailleurs de la poste (SYNTRAPOST), cette reprise du travail prend effet à compter de ce lundi 27 mai 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Lors de ce point de presse tenu le samedi 25 mai, les responsables du SYNATRAPOST ont déclaré que cette suspension ne mettait pas fin à la lutte qu’il mène depuis quelques semaines. «Il n’y a pas eu d’accord.
Le gouvernement et nous n’avons pas dialogué. C’est vrai que notre ministre nous a reçu à quatre (04) reprises pour échanger, le Haut conseil du dialogue social a été saisi et nous avons été entendus par cette structure mais il n’y a pas eu d’accord. Le travail reprend mais la crise demeure, le départ du DG est toujours d’actualité», informe Gilbert Goh. Dans la même lancée, il a tenu à interpeller le gouvernement sur la procédure de nomination des chefs d’entreprises. «Nous souhaitons que les mérites soient mises en avant. Il faut plus de considérations lorsqu’on veut donner mandat à quelqu’un pour gérer une entité. La décision de suspendre notre mouvement, ne doit pas être vue comme un recul. Ceux qui le pensent, se trompent…», a-t-il précisé.


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