Pertes et profits divers ! Les observateurs avisés voyaient venir inéluctablement cette issue ! La disparition du paysage politique pendant un certain temps entraîne une mort politique certaine, actée en Conseil des ministres du 29 janvier 2026 ! Les partis politiques burkinabè sont victimes de leur voracité, leurs incapacités notoires ainsi que de leur prolifération délétère !
Victimes de leur voracité
Ils n’ont pas pu s’entendre au moment où la nation était en danger pour combattre l’hydre terroriste, ils se sont comportés en facteurs de division et leur inutilité depuis leur suspension sautait aux yeux ! De nombreux Burkinabè découvrent qu’on peut impulser le développement et l’unité nationale sans eux à cette étape des défis auxquels le pays se trouve confronté ! La dévolution des biens à l’état est juridiquement fondée en cas de dissolution des associations mais dans le contexte actuel, il y a comme un début de remboursement des énormes subventions perçues par ces partis pléthoriques sans retour d’investissement en terme de contribution à l’éducation aux valeurs démocratiques auxquelles ces partis devaient contribuer ! Pour beaucoup de Burkinabè donc, cette dissolution sera sans regrets !
Nécessité donc d’assainir un microcosme politique burkinabè où grouillent plus d’une centaine de formations et regroupements ? Probablement ! Convenons pour être trivial d’abord qu’il n’y a pas 100 solutions pour développer le Burkina Faso. Si le multipartisme est une des sèves nourricières de la démocratie, il est parfois inopérant voire anesthésiant, car on se gêne mutuellement à dessein. Et encore on est en RPP qui s’accommode mal des micmacs politiciens et des arrangements d’arrière cour. D’où cette volonté de nettoyer cette sorte de cour du Roi Pétaud pour repartir sur de nouvelles bases.
Les mêmes depuis les années 90
Si retour un jour de la démocratie rousseauiste ou montesquieuse ! Depuis les années 90 avec le retour de l’Etat de droit, jusqu’au mitan de la première décade des années 2000, le pays a toujours été gouverné par les mêmes partis politiques soit par regroupements soit par division. Sans remords donc pour cette double décision autant pour cette dissolution que pour la remise des « acquêts » politiques à l’Etat qui leur a fait longtemps bénéficié de cet usufruit !
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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