Dissolution des partis politiques au Mali : Touchés mais pas coulés !

Dissolution des partis politiques au Mali : Touchés mais pas coulés !

 

 

«  A Man Ban Wa ? » Ce n’est pas fini ? en langue dioula, au sujet du sort des partis politiques après leur dissolution  au Mali suite à la décision gouvernementale dans la droite ligne du OK du CNT. Plus de 300 partis et formations politiques passent ainsi  à la trappe au Mali, interdits de faire quoi que ce soit en matière d’activités.

 

Une mesure coercitive que prennent mal, les dirigeants de ces partis qui une fois la période de tétanie passée, se sont mis à donner de la voix, laquelle est un mélange d’impuissance, de mécontentement et de colère ! « Anticonstitutionnelle » eructe  Me Mountaga Tall, tandis que l’ex PM Moussa Mara parle de « tristesse ». Et si les partis politiques au-delà de cette mesure qui les frappe durement, s’ils profitaient ,pour vraiment repartir « d’un bon pied » avec des regroupements idéologiques et de circonstance ? Evidemment, il reste à régler certains problèmes insurmontables pour beaucoup de partis qui étaient l’ombre d’eux-mêmes, tel que celui des 100 millions de caution.

Il reste également à manœuvrer pour que cet oukase soit levé le plus tôt possible. Car, sans existence légale, c’est la disparition  assurée. Déjà, l’idée d’un Front républicain pourrait prospérer si le consensus est fait qu’il faudra envisager de trouver une solution palliative à cette dissolution imposée !

Car, si les partis politiques veulent montrer qu’ils ont été touchés, mais pas coulés, il faudrait une dynamique de survie. Renaître de leurs cendres tel un sphinx n’est pas mal non plus, pourvu de savoir le faire. Car, cette renaissance qu’ils appellent de leurs vœux et de leurs voix, est indissociable d’un changement de posture, de mentalité et d’une adaptation au contexte malien actuel. Le bras de fer n’est pas approprié,et peut être pas la solution idoine  il s’agit de  réagir cérébralement, et non musculairement ce qui pourrait aider à passer cette étape, laquelle mal amorcée signerait véritablement la fin de plusieurs partis. Car, 5 années, c’est long !

La rédaction

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