Dissolution du PASTEF au Sénégal Sonko : le chant du cygne !

Dissolution du PASTEF au Sénégal Sonko : le chant du cygne !

24 heures après l’embastillement d’Ousmane Sonko pour d’autres motifs que ceux qui lui ont valu 2 condamnations, la dernière le 1er juin, 24 heures après son incarcération, voici que son parti le PSATEF qui est désormais dissous par le gouvernement. Petitement, mais inéluctablement, l’opposant numéro 1 au Sénégal est en train d’être réduit à sa portion congrue politiquement, car outre la justice à ses trousses, sa formation politique, se voit rayer du landerneau sénégalais. Inculpé et écroué ce 31 juillet pour moult délits, le voilà maintenant sans son PASTEF.

«Le parti politique PASTEF est dissous par décret», a martelé Antoine Diomé, le ministre de l’Intérieur. Les raisons de cet oukase ? Les itératifs appels de Sonko à des actions «insurrectionnelles», ainsi que divers actes attentatoires à la sûreté de l’Etat.

La 3e procédure judiciaire contre le leader du PASTEF, celle liée au retrait violent du portable d’une gendarme, lui aura coûté bonbon car, même après sa condamnation le 1er juin, à 2 ans de prison, il espérait depuis sa maison où il était en résidence surveillée, il nourrissait l’espoir que politiquement un arrangement était possible. Via un dialogue avec le pouvoir ? Peu probable, lui, l’inquisiteur qui pourfend Macky Sall tous les jours.

Car comment trouver un gentlemen agreement avec un opposant qui affirme tout de go que s’il n’est pas candidat à la présidentielle de février 2024, ce sera «un chaos indescriptibles» ? Avec «8 infractions» qui pendant sur sa tête selon un de ses avocats Me Kouressy Ba, et des relations de défiance envers l’Etat, toute issue viable politiquement est bouchée.

On a beau parlé de «farce» selon le mot d’un autre de ses conseils Me Ciré Cledor Ly, et en dépit de la grève de la faim qu’il a entamé ce 31 juillet, les haricots semblent cuits pour Ousmane Sonko.

Car à 8 mois d’une échéance aussi cruciale, lui en prison, le PASTEF effacé de radars politiques, il sera difficile à Sonko de faire quoi que ce soit. Le temps politique étant ce qu’il est, il devra battre campagne et on voit mal comment il le fera. On ne peut jamais dire en politique que c’est fini définitivement pour un homme, mais vraisemblablement, c’est le chant du cygne pour Sonko. Si le prochain locataire de la présidence ne s’appellera pas Macky Sall, il risque probablement de ne pas s’appeler aussi Ousmane Sonko .

La REDACTION

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR