Chers militantes, militants et sympathisants de la NAFA,
Les résultats provisoires des élections présidentielle et législatives viennent d’être publiés par la CENI. Après les différents recours liés aux fraudes avérées et aux décomptages manuels des voix, le Conseil constitutionnel va délibérer en principe de manière impartiale en dernier ressort. Je voudrais d’ores et déjà féliciter tous les candidats de la majorité et de l’opposition engagés en politique qui ont été provisoirement élus. Je leur souhaite bonne chance pour la suite de l’engagement politique pour le bien être des Burkinabè.
La NAFA s’est engagée dans cette course et a perdu la bataille électorale et non la vision finale pour le développement du Burkina Faso. En tant que parti membre du cadre de concertation du CFOP, en plus des griefs dénoncés par cette institution républicaine, je voudrais déplorer spécifiquement en ce qui concerne la NAFA dans cette élection les faits suivants :
– la très mauvaise organisation transparente des élections sur toute l’étendue du territoire comparativement aux scrutins passés;
– l’annulation ciblée et injuste des bureaux de vote au Sahel, notamment dans la commune de Dori (province du Séno), où 31 villages (sur 78) à coloration politique qui nous est potentiellement favorable au vu de la campagne, ont été subitement exclus la veille du scrutin (samedi 21 novembre 2020) sans problème de sécurité, sans acte administratif, sans aviser le Conseil constitutionnel et sans informer les électeurs;
– la délocalisation temporaire des urnes dans le Namentenga pour faire voter ailleurs et les ramener au site du bureau de vote ;
– le vote dans la Comoé avec des spécimens déjà pré-votés pour les partis de la majorité;
– la non désagrégation publique par la CENI des voix obtenues par les partis politiques provisoirement retenus sur la liste nationale ;
– la non prise en charge financière anticipée des délégués dans les bureaux de vote ; etc.
J’invite les militantes, militants et sympathisants de la NAFA à user de toutes les voies légales pour les recours tout en préservant l’intérêt supérieur de la nation.
La bataille est déjà entamée pour les combats futurs, notamment les élections à venir car l’avenir appartient aux militants persévérants et à ceux qui utilisent intelligemment les échecs temporaires comme des atouts pour les futurs succès.
Nous devons rendre grâce à Dieu d’avoir pu participer à ces échéances électorales dans un contexte que nous connaissons tous. Nous devons circonscrire nos mésintelligences internes pour bâtir un avenir politique meilleur.
Je vous félicite et vous encourage pour le travail abattu pour engranger les résultats probants dans certaines provinces et les expériences multiformes qui ont été acquises.
Pr Mamoudou H. DICKO.


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