48 h après la sortie tonitruante de la Veille Citoyenne, les partisans du capitaine- président burkinabè dans les ronds-points de Ouagadougou et Bobo- Dioulasso, pour contrer une tentative de coup d’Etat et un régicide (les comploteurs ourdissaient l’assassinat de IB) selon eux, on en sait un peu plus sur cette affaire d’Etat grâce aux explications du ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou Sana : le coup projeté devait selon lui être perpétré tard dans la nuit du 3 janvier et s’étendre jusqu’au 4 janvier 2026.
Echafaudé par des militaires et financé depuis la Côte d’Ivoire à hauteur de 70 millions, il a pour cerveau le Lieutenant-colonel Paul- Henri Sandaogo exilé au Togo depuis sa chute le 30 septembre 2022 toujours selon le gouvernement burkinabè.
Le mode opératoire devait passer par l’assassinat du président IB soit «à bout portant» soit en dynamisant sa résidence. Plusieurs arrestations de militaires félons et de civils commerçants et hommes d’affaires ont été operées. ( Lire page 8). Certains s’étant laissés embarqués sans le savoir d’où la vigilance recommandée par le ministre.
Des aveux ont même été obtenus, et certains comploteurs implorent le pardon de IB. A l’image de cette «pépite» avec le témoignage d’un conjuré le commerçant Madi Sakandé et qui s’est longuement épanché sur les dédales du coup, son rôle à lui confié et pour finir une longue tirade en mea- culpa en bonne et due forme. Florilèges en substance du sieur Sakandé: il a rencontré par 2 fois Paul-Henri Sandaogo Damiba en 2023 et 2024 … il a été le porteur de la valise du coup les 70 millions recueillis dans une gare de transport de la place en provenance de la Côte d’Ivoire … il a fait la clef de répartition selon les consignes reçues et c’est justement à la remise d’une partie des sous qu’il a été arrêté avec un complice par les fins limiers de la sécurité d’Etat . Les enquêtes se poursuivent et le ministre a signifié que les comploteurs seront présentés à la justice pour subir la rigueur de la loi. Tout en rendant hommage aux services des renseignements et qui dit renseignements pense au primus inter parens d’entre eux, le commandant Oumarou Yabré. Le ministre Sana a recommandé in fine la vigilance.
Que dire sur cette énième tentative de déstabilisation ?
Pour les Burkinabè, au moment où le peuple est focalisé sur la libération du pays de l’hydre terroriste, il y en a encore qui rêvent de revanche politique par la prise du pouvoir de la manière la plus violente : décapité l’Etat ! Qui a déjà vu surtout de nos jours ou la géopolitique a changé la donne, qui a déjà vu un président ou politicien déchu en fuite revenir ? Bozizé en Centrafrique ou Guillaume Soro en Côte d’Ivoire sont des exemples à méditer ! Ceux qui se laissent tenter doivent se souvenir que la peine de mort est rétablie au Burkina et ce n’ est pas pour les arbres ! C’est connu, la tête du chef appartient à celui qui n’a pas peur de perdre la sienne . Encore qu’ici, c’est la justice qui tranchera foi du ministre de la Sécurité
En fait, avant toute tentative d’une telle équipée tout candidat devra se poser la question suivante : c’est pour gouverner quel peuple ?
En tout état de cause, il convient de revenir à la raison car le dernier discours de IB le laisse entendre clairement : la Révolution progressiste populaire (RPP) est ouverte à tous, il suffit d’un mea culpa et d’une volonté sincère de bâtir ensemble la mère patrie ! Les repentirs tardifs sont caducs . Avoir fait des choses ensemble, vouloir en faire davantage n’est ce pas le fondement d’une nation selon Renan ?
Aujourd’hui Au Faso


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