Une affaire qui remonte à 2021 portant sur des faits d’escroquerie aggravée et de blanchiment de capitaux étaient enrôlée ce mardi 20 novembre au cours de la session de jugement du pôle économique et financier de l’année 2024-2025.
En effet, il s’agit de personnes, constituées en groupe sous la bannière d’une structure présentée comme un centre de formation offrant diverses formations, notamment en comptabilité, informatique, mines et carrières, qui faisaient plutôt dans la vente de produits. Les cibles étaient majoritairement des jeunes. Et lorsque ces derniers contactaient la structure, il leur était demandé d’effectuer le déplacement principalement sur Ouagadougou pour bénéficier des formations.
Une fois sur place, ils se rendaient compte qu’il n’en était rien. Mais qu’ils étaient plutôt là dans le cadre de la vente des produits pour le compte de la société Qnet. Selon le procureur, le champ d’opération des délinquants était assez large. En plus du Burkina, ces derniers opéraient au Ghana et au Bénin. Le mardi 19 novembre 2024, aucun d’entre eux ne s’est présenté à la barre. Seuls trois témoins étaient présents.
Pour le premier d’entre eux, c’est son fils qui a été victime d’escroquerie. « Il m’a informé qu’il a eu un travail et qu’il devait se rendre immédiatement au Ghana. Une fois là-bas, il m’a dit de lui envoyer 750 000 francs CFA pour les frais de formation. Et je l’ai fait sur un numéro qu’il m’a communiqué », a-t- il expliqué.
Quant au deuxième témoin. Ce sont deux de ses enfants qui ont rejoint le Ghana, et la somme qu’il a envoyée s’élève à 1 500 000 francs CFA.
Prenant la parole, le procureur dit ne pas vraiment être surpris de l’absence des prévenus car bien avant que le procès ne se tienne, il lui avait été remis un procès-verbal de recherche infructueuse. A l’issue des débats, les faits de blanchiment de capitaux ont été abandonnés car les preuves en la matière n’étaient pas suffisantes.
Toutefois, le procureur a requis 7 ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 10 millions de F CFA ferme pour chaque prévenu, il a souhaité qu’un mandat d’arrêt soit émis pour mettre fin à leur cabale. Le délibéré est attendu pour le 29 novembre 2024.


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