Qu’a bien pu faire le brillant universitaire Mamadou Barry, qui venait de soutenir sa thèse, pour mériter un tel sort, celui d’être tué par suite d’une algarade dans une rue de Rouen ? Pour le moment aucune réponse à cette question, les investigations se poursuivent et l’agresseur étant toujours en fuite.
Mais la mort de ce jeune Guinéen de 31 ans repose sous un jour cru, la problématique de la délinquance, des crimes crapuleux, voire racistes. Si l’on part du fait qu’il y a 600 agressions et 700 cambriolages en moyenne en France dont la moitié est attribuée à des étrangers, surtout Africains, on est enclin à indexer voire à stigmatiser cette catégorie de personnes. Mais attention tout de même à ces statistiques !
Dans une Europe et dans une France où l’extrême droite grimpe dans les sondages et les élections, l’enfer souvent, devient les autres. Et pour le cas d’espèce, la relation des faits relatée par Kalil Aissata Keïta, ami de la victime, c’est par une menace «vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir», proféré par l’agresseur de type maghrébin, laisse pantois, mais pas étonnant.
Les bisbilles entre les Westaf (Africains de l’Ouest) et les Arabes du Maghreb, sont légions, et dans les quartiers périphériques, qu’on appelle pudiquement périurbains, il n’est pas rare que des agressions surviennent entre ces deux communautés.
Au-delà, disons-le tout net, c’est une forme de racisme qui se manifeste, alimentée par des discours nauséeux et repoussants de politiques et d’intello qui serinent souvent le discours larmoyant sur les étrangers jusqu’à la caricature.
En lecture creux, se trouve exhumé la question migratoire, véritable faux-repoussoir pour de nombreux leaders politiques tel par exemple l’Italien Mateo Salvini, mais qui n’en demeure pas moins une question à examiner sous tous les contours, vu qu’au-delà, elle charrie, celle non moins sensible du terrorisme.
Mamadou Barry est-il mort pour quelle raison ? De la réponse, on saura encore sur quel plan cataloguer ce crime.
La REDACTION


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