G5 Sahel : les pays membres veulent augmenter la part de l’éducation dans les dépenses publiques

G5 Sahel : les pays membres veulent augmenter la part de l’éducation dans les dépenses publiques

  Au Sahel, les budgets alloués à l’éducation sont en deçà de la moyenne africaine. Conscients que cette situation compromet un accès large à l’éducation, les dirigeants des pays de la zone ont validé une feuille de route, dont l’un des points défend la hausse des financements nationaux à l’éducation.

Selon l’Agence Ecofin, les pays du G5 Sahel ont adopté le 5 décembre, «la déclaration de Nouakchott sur l’éducation» lors du Sommet sur l’Education au Sahel tenu en Mauritanie.

A l’issue de cette rencontre, les dirigeants se sont engagés à «augmenter la part de l’éducation dans les dépenses publiques et dans le produit intérieur brut pour atteindre le niveau de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, au plus tard en 2030, tout en s’efforçant d’améliorer l’efficacité et la qualité de ces dépenses», tel que le rapporte le communiqué final de la rencontre.

En Afrique subsaharienne, on note une évolution croissante des produits intérieurs bruts (PIB), mais les budgets alloués à l’éducation n’ont pas véritablement suivi le même rythme. Ils se situent en moyenne en Afrique subsaharienne autour de 4,6% du PIB, et représentent moins de 20% du budget national. Même si cette moyenne correspond aux quotas recommandés par l’UNESCO (4 à 6% du PIB ou de 15 à 20% des dépenses publiques), certains pays de la région sont à la traîne, à l’instar de ceux du Sahel. D’après les statistiques, en Mauritanie, les dépenses publiques allouées à l’éducation représentent 1,9% en 2020, au Niger 3,5% en 2019, au Mali 3,4% en 2019, et au Tchad 3,4% en 2019.

A la rencontre de Nouakchott, il a non seulement été question d’accroître le financement, mais aussi de prendre parti pour la politique éducative privilégiant l’accès à l’éducation pour tous. Les dirigeants du Sahel ont défini une feuille de route pour mieux prioriser et coordonner les politiques et investissements dans le domaine de l’éducation, au cours des dix prochaines années. A terme, la stratégie devrait permettre d’augmenter la productivité et l’emploi, menant à de meilleurs résultats en matière de santé, de fonctionnement des institutions publiques et de maintien de la paix.

En outre, deux autres résolutions majeures ont également été adoptées. Il s’agit d’une part, de prioriser les actions et financements autour d’objectifs chiffrés pour réduire la pauvreté des apprentissages, promouvoir une participation accrue des filles à l’enseignement secondaire, et renforcer les compétences de base et l’alphabétisation des jeunes adultes qui ont quitté l’école. D’autre part, d’améliorer le mode de recrutement, de formation, et de déploiement des enseignants, tout en participant aux programmes internationaux d’évaluation périodique des acquis scolaires et autres apprentissages.

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