La fuite des résultats de l’autopsie du corps de l’étudiant tué sur le campus du l’UCAD a été le dernier casus belli entre le pouvoir PASTEF et les locataires de ces temples du savoir. Il s’agit bien d’une mort par suite de faits de violences des securocrates du régime selon les étudiants, alors que le procureur est formel, Abdoulaye Ba a chuté de son étage fuyant un incendie.
Si en plus le pouvoir s’apprête a juger 3 responsables des étudiants pour les évènements liés aux « restau sans tickets », et à l’épineuse question des 13 mois de bourses impayées il n y a guère de doute que le tango se muscle davantage entre le pouvoir PASTEF et cette frange de la population qui a payé cher pour que le duo Faye-Sonko soit au pouvoir.
En effet, auréolé de leur jeunesse et des idéaux panafricanistes et souverainistes surtout vent debout en partie contre la France, Faye-Sonko représentait un espoir pour cette jeunesse.
En annonçant cette grève de 72 h, le Collectif des Amicales de l’UCAD est agrippé à 3 revendications corporatistes : la libération des étudiants toujours détenus -la vérité sur la mort de Abdoulaye Ba et le paiement des bourses.
De cette confrontation, on retient que c’est sous le régime porté a bout de bras par les étudiants, un pouvoir qui a dénoncé ces méthodes employés sous le régime de Macky Sall alors qu’il tombe sous les mêmes travers.
En fait, c’est certains que le pouvoir est un grand révélateur, il montre qui sont vraiment les hommes qui gouvernent !
Qui pouvait imaginer qu’un Ousmane Sonko accepterait que les forces de l’ordre descendent sur le campus pour casser de l’étudiant ?
Lui qui a été le souffre-douleur du pouvoir aperiste qui a tâté de la prison a été vilipendé y compris dans sa vie privée, comment peut-il commettre les mêmes turpitudes ?
3 ans à peine au pouvoir et déjà on réplique les mêmes schémas qu’on a condamnés.
Autre leçon de ce rififi sur le campus de Dakar, c’est que le duo Faye-Sonko met en lumière ce qu’on savait déjà : c’est facile d’être dans l’opposition de vitupérer contre le pouvoir d’égrener un chapelet de griefs mais une fois au pouvoir on se rend compte qu’on ne payait pas de mine dans la réalité.
Être au pouvoir c’est anticiper, décider, arbitrer, gérer des dossiers sales ou délicats. Avec la situation à l’UCAD, le PASTEF ne convainc pas qu’il habite la fonction. Or, ils veulent (Faye ou Sonko?) un deuxième ou premier mandat au nom du PASTEF.
Aujourd’hui au Faso


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