Grogne de la grande muette  de l’après-Koutougou : Quid des raisons  de ce ramdam ?

Grogne de la grande muette  de l’après-Koutougou : Quid des raisons  de ce ramdam ?

Significative d’une grande colère, la grogne des militaires survenue les 22 et 23 août derniers au lendemain de l’attaque du casernement de Koutougou par les djihadistes d’Iyad Ag Ghaly, est pourtant de moindre importance que les précédentes. Rien de comparable avec les mutineries de 2002, 2009 et surtout 2011 avec des militaires en mal de soldes et de primes du Libéria et de meilleures conditions de vie. Rien si ce n’est que lorsque des tirs de balles de fusils trouent le nuit dans un camp militaire en l’occurrence, celui de Guillaume Ouédraogo, l’atmosphère devient anxiogène, même si les Burkinabè semblent s’accoutumer de ces «doum-doum» avec les vrais et faux coups d’Etat de ces 30 dernières années, préludes à des purges et embastillements, mais aussi aux récentes attaques terroristes.

Moins grave donc que les sautes d’humeur du passé, celle de la semaine écoulée n’en constitue pas moins un signe manifeste qu’actuellement, des militaires ne sont pas contents.

Quelles sont les raisons de ce tintamarre des FDS ? En pareille situation, la sérénité étant revenue et comme son surnom l’indique, la grande muette n’a pas été diserte là-dessus. Normal, l’armée n’a pas vocation à la parlotte !

Mais faisant partie intégrante du peuple, qu’elle défend, un peuple débout de nos jours, à l’heure du terrorisme ambiant, tout ce que la soldatesque entreprend, intéresse et interpelle tous les Burkinabè. D’où ces conjectures :

– Ces soldats sont-ils furieux après ce qui s’est déroulé à Koutougou, duquel, ils pointent des faiblesses insignes en réactivité et en matériels ?

– Les conscrits du camp Guillaume Ouédraogo ont-ils eu la moutarde au nez d’être envoyés au casse-pipe antiterroriste sans la présence de chefs ?

– Qu’en est-il de la chaîne de commandement, du matériel et des équipements de guerre ?

– La situation des corps à Koutougou et la prise en charge des blessés ?

– Ont-ils exprimé le besoin de rencontrer le chef de l’Etat, chef suprême des armées, parti à Biarritz pour participer au

sommet du G7 invité par Macron en tant que président du G5-Sahel ?

Tout ce que chaque Burkinabè souhaite, est d’avoir une armée républicaine, homogène, équipée et apte aux différents combats à elle confiée . UNE

Zowenmanogo ZOUNGRANA

Obsèques d’Amath Dansokho : Adieu « l’éléphant sans défenses »

Quiconque se rendait à son domicile à Mermoz (Dakar) était accueilli par cet homme aux cheveux grisonnants et à la barde poivre-sel avec dans les conversations cette phrase qu’il adore : « je suis un éléphant sans défenses ». Lui c’est Amath Damsokho décédé ce vendredi 23 août à l’âge de 82 ans et inhumé hier 25 août à Saint-Louis. Année noire politiquement pour le Sénégal car après l’autre baobab du PS Tanor Dieng, voici qu’un autre de la Gauche vient de s’écrouler. Opposant aux présidents Senghor, Diouf et Wade, l’homme que les Sénégalais pleurent a été une figure emblématique de la Téranga ce demi-siècle écoulé.  Cofondateur du parti de l’indépendance et du travail, il fut ministre, mais très acerbe, très tôt, il rejoignit l’Opposition qu’il ne quittera plus. Il parlait cru, et ne s’embarrassait pas de fioritures langagières. Il quitte cette terre après une vie bien remplie.  

La Redaction

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