On ne le dira jamais assez, mais la guerre qui fait rage entre la Russie et l’Ukraine enfonce petitement mais inexorablement l’Afrique dans la récession économique, la disette et de graves problèmes sociaux.
Beaucoup de voix se sont élevées pour sonner le tocsin, mais il y a 24 heures, celle du président sénégalais et président en exercice de l’UA est venue confirmer qu’il faut redouter le pire et mieux se préparer en Afrique.
A un illustre audiencier, le président de la Banque mondiale, David Malpass, le président de l’UA a plaidé pour qu’on réplique le mécanisme testé en 2020 contre la Covid-19 aux effets dévastateurs de la guerre Russie-Ukraine en Afrique, qui s’annoncent.
Inflation stratosphérique, absence de céréales et d’engrais, sont les menaces qui sont déjà présentes dans certains pays doivent être jugulées. Encore une fois, c’est donc vers l’institution de Brettons Woods que se tourne l’Afrique. Déjà en 2021, la Banque mondiale avait octroyé 650 milliards de DTS aux pays touchés par la Covid-19, mais seule une portion congrue 33 milliards étaient tombés dans la gibecière de l’Afrique. Certes, la France avait été l’avocate du continent en demandant une rallonge de 100 milliards, demande satisfaite en partie, avec 60 milliards.
La guerre Russie-Ukraine vient nous rappeler la fragilité des économies africaines, 54 pays mais aux performances contrastées, avec des soutenabilités en dents de scie.
Et il ne faut pas comme ce fut le cas du Covid-19, s’attendre à ce que le cri du cœur de Macky Sall soit entendu dans sa totalité. Car justement, tout comme la pandémie du coronavirus, la secousse tellurique de la guerre Russie-Ukriane, qui va renchérir le prix du pétrole et du gaz n’épargneront pas ceux de l’Europe. Et la Banque mondiale ne peut pas se permettre de regarder seulement du côté des tropiques.
Les seules solutions structurelles pour l’Afrique en ces temps de guerre et de victimes collatérales, c’est de chercher à constituer des stocks de céréales et d’intrants agricoles, et veiller à la mercuriale des prix de sac de riz, de mil et de maïs pour que des commerçants véreux ne pratiquent pas des augmentations anarchiques ou même pratiquent du dumping.
Adapter nos agricultures aux caprices pluviométriques, en tenant compte des questions climatiques et environnementales. Chercher à gagner l’autosuffisance alimentaire par ses propres moyens est la première solution avant d’attendre le secours de la Banque mondiale.
La REDACTION


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