Guerre USA-Israël # Iran :  entre chœur de désapprobation et minimum syndical

Guerre USA-Israël # Iran :  entre chœur de désapprobation et minimum syndical

 

Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran qui ont tué plus de 555 personnes dont plusieurs dizaines de responsables militaires et politiques et surtout le Guide suprême ALI KHAMENEI, ces frappes répliquées par l’Iran montrent encore une fois de plus l’hypocrisie, l’indignation sélective et le poids de la realpolitik dans le monde.

Phénomène observable aussi en Afrique, où le jour d’après « Fureur épique », laquelle se poursuit et dont les monarchies du Golfe persique sont des victimes collatérales, ce phénomène donc se constate sur le continent : si l’on redoute une hausse du prix d’essence à la pompe, du gaz et même de certaines denrées, sans oublier les drones, il y a également l’annulation des vols sur le Moyen-Orient et les grands détours de plusieurs vols commerciaux.

Naturellement, c’est cette sale guerre qui préoccupe les Africains car il y a bien longtemps que personne ne croit plus aux frappes chirurgicales ni aux bombes intelligentes, encore moins aux drones humanoïdes ! Et il y a surtout ce droit international royalement ignoré par Israël et les USA, que dénoncent des voix de princes africains.

Ainsi en est-il du président tchadien MAHAMAT IDRISS DEBY qui a manifesté sa compassion au peuple iranien, pour cette douleur nationale. Message du même tonneau du côté du Sénégal par OUSMANE SONKO, le Premier ministre qui insiste sur ce droit international que les puissants piétinent. Du Kenya au Somaliland, en passant par l’Éthiopie, les cœurs penchent pour l’Iran souffre-douleur et martyr d’Israël et des USA.

Mais à y regarder de près, nombreux sont les pays qui font le minimum syndical en matière de jugement sur cette guerre. Par peur d’abord, personne ne veut se mettre à dos l’imprévisible DONALD TRUMP dont la posture sur l’Afrique oscille entre bienveillance et tentation de sévir contre certains, soit pour rendre justice (l’Afrique du Sud sur les Afrikaners ou au Nigeria sur les chrétiens tués) ou pour faire des deals comme en RD Congo.

Par calcul ou realpolitik également, la tendance est d’être du côté des faibles (Iran) mais mis sur la balance, peu de pays osent « défier » la première puissance mondiale, même contrebalancée par la Chine, l’Inde et la Russie. Économiquement, militairement, perspectives de migrations (Green Card et Way of life américain) font toujours recette. C’est pourquoi même les pays, surtout en Afrique, qui veulent franchir le Rubicon sur les USA font trempette in extremis.

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