Hervé Ouattara et Cie : «Le départ du président Roch  Kaboré est non-  négociable»

 Hervé Ouattara et Cie : «Le départ du président Roch  Kaboré est non- négociable»

Une semaine après la fin du  procès qui les a condamnés à des peines de prison avec sursis et au versement d’amendes, les organisateurs des manifestations du 27 novembre dernier, sont de nouveau sur le front. Hier mardi 28 décembre 2021,

Hervé Ouattara, Adama Tiendrébéogo dit colonel, Marcel Tankoano, Mamadou Drabo et Abdoul Karim Baguian dit Lota étaient face à la presse.

Une fois de plus, ils sont revenus à la charge pour exiger la démission du président pour son échec dans la lutte contre le terrorisme. Lors de ce rendez-vous avec la presse, cette coalition, réunissant plusieurs figures des organisations de la société civile est formelle, le chef de l’État a échoué dans la lutte contre le terrorisme et doit partir vaille que vaille. Comme il y a quelques semaines, Hervé Ouattara et ses camarades campent sur leur position. Pour eux, Roch doit partir parce qu’il a échoué. «L’heure n’est plus aux tergiversations. Nous, nous devons faire le choix entre le Burkina Faso et le président Roch Marc Christina Kaboré, mais nous c’est le Burkina Faso on a choisi .Et Roch doit partir .La démission du président Roch Marc Christian Kaboré est non négociable», a lancé Mamadou Drabo.

A sa suite, Adama Tiendrébéogo dit colonel, estime qu’il y a péril dans la demeure. «L’heure est grave, il doit rendre le tablier. Ça il faut être honnête. S’il y a des gens, qui dans cette situation sont à l’aise et pensent que le président Kaboré est la solution, c’est leur problème (….) 99% du peuple burkinabè sait que Roch Marc Christian Kaboré n’est pas la solution», a-t-il déploré

Pour sa part, Hervé Ouattara, a peint un tableau sombre de la situation nationale. Selon l’ancien leader du CAR, l’avenir du Burkina  tient à un fil et il est du devoir de chaque Burkinabè de se battre pour le sauver. Fraichement libérés, les cinq comme ils se font appeler, se disent déterminés dans le combat qu’ils mènent. Et à ce sujet, Marcel Tankoano affirme ceci : «Si on doit tous repartir à la MACO et que cela peut ramener la paix et la quiétude dans notre pays, nous sommes prêts même pour ce soir», a-t-il assuré, avant d’appeler les populations à se tenir prêtes pour les mots d’ordre des prochains jours.

Rappelons que suite à l’appel à manifester du 27 novembre dernier, qu’ils avaient lancé pour exiger la démission du président du Faso, les principaux responsables du mouvement «Sauvons le Burkina Faso» avaient été interpellés et conduits à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Le procès organisé pour organisation d’une marche interdite et destruction de biens publics et privés a débouché sur des condamnations de six mois de prison assortis de sursis et à des amendes de 300 mille francs pour chacun d’eux.

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