Jardins et espaces verts de la commune de Ouagadougou : Les gérants dénoncent des  fermetures arbitraires

Jardins et espaces verts de la commune de Ouagadougou : Les gérants dénoncent des  fermetures arbitraires

Suite à la fermeture de leurs activités commerciales dans les jardins et espaces verts de la commune de Ouagadougou par la mairie, les gérants de ces lieux ont animé un point de presse, le vendredi 14 décembre 2018, au Centre national de presse Norbert Zongo. Ces derniers dénoncent une augmentation exagérée du prix des loyers des jardins et espaces verts allant à 2000% pour certains, ainsi que leur fermeture arbitraire par la mairie de Ouagadougou.

Les gérants des jardins et espaces verts de la commune de Ouagadougou ne savent plus à quel saint se vouer. Et pour cause, le 29 novembre 2018, la mairie accompagnée de la police municipale, a procédé à la fermeture de leurs commerces. Selon les conférenciers, c’est à la mi-décembre 2017, que les gérants de ces jardins et espaces verts, ayant un contrat avec une clause de tacite reconduction avec la commune de Ouagadougou, ont reçu un courrier du premier responsable, l’informant  de la résiliation pure et simple sans aucun motif de leurs contrats à la date du 31 décembre 2017.

Le même courrier les invitait par ailleurs à prendre attache avec les services de la mairie pour signature d’un nouveau contrat avant le 1er janvier 2018, date d’effet du nouveau contrat. Des dires des conférenciers, sur place à la mairie, il leur a été signifié que le nouveau contrat n’était pas encore rédigé, mais qu’ils devaient déjà payer le nouveau montant au trésor municipal sans aucun titre comptable. Après renseignement, certains prix des jardins ou espaces avaient été augmentés de 2000% ou de 150% etc. Face à cette situation, ces derniers disent avoir cherché à rencontrer le maire en vain. «Le maire, début janvier 2018, réagit en nous annonçant par courrier officiel qu’il a affaire à chacun des gérants individuellement et non à un groupe», a laissé entendre, Frédéric Ouédraogo, gérant du jardin Naaba Koom.

Toujours selon lui, une deuxième tentative pour rencontrer le maire en fin mars s’est soldée par un échec. Ce qui les a contraint à approcher par courrier officiel, le médiateur du Faso et certaines autorités politiques, coutumières, afin de trouver une solution à l’amiable mais sans aucun résultat. Après plusieurs échanges de correspondance, le conseil municipal, à travers une correspondance du maire, a mis à leur disposition en août, un projet de contrat qu’ils devaient amender et signer. En outre, Frédéric Ouédraogo précise que le montant indiqué dans ledit projet de contrat prend effet de façon rétroactive à compter du 1er janvier 2018. «Comment peut-on signer un contrat en septembre-octobre 2018 avec effet en janvier 2018 ?», s’interrogent-ils. Pour eux, le conseil municipal crée un climat conflictuel inutile avec des partenaires de la mairie.

«Nous avons toujours eu par le passé un partenariat très fructueux et courtois avec ses prédécesseurs, depuis que ces espaces verts et jardins ont été aménagés pour le bien-être et le bonheur des populations de la ville de Ouagadougou», affirme Frédéric Ouédraogo. Et pour ne pas arranger les choses, la mairie avec la police municipale depuis le 29 novembre 2018, procède à la fermeture de leurs commerces, confisquant tous leurs biens trouvés sur place. Cela s’est fait, aux dires des gérants dans des jardins et espaces verts de la commune de Ouagadougou, sans qu’on ne leur ait signifié une résiliation du contrat qui les lie à la mairie, sans aucun respect d’un préavis de six (6) mois (fonds de commerce) pour déménager de ces lieux. Ces gérants se disent être victimes d’un système inutile qui a été mis en place pour les broyer. En attendant des actions en justice pour espérer être rétablis dans leurs droits, les conférenciers s’excusent auprès de leurs clients et à tous les bénéficiaires de leurs prestations qui sont aussi victimes des fermetures arbitraires des jardins et espaces verts.

PO

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