Journée mondiale de la santé et sécurité au travail : Séni Ouédraogo visite le centre de santé de la SONABHY et la carrière

Journée mondiale de la santé et sécurité au travail : Séni Ouédraogo visite le centre de santé de la SONABHY et la carrière

A la faveur de la commémoration des journées mondiales de la sécurité et santé au travail (JMSST), et africaine de la prévention des risques professionnels (JAPRP), le ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale, Séni Ouédraogo, a effectué une visite au service de santé de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et à la carrière située derrière la SONABHY, pour s’enquérir de leurs conditions de travail. C’était le lundi 30 mars 2018.

Le Burkina Faso, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le lundi 30 mars 2018, les journées mondiales de la sécurité et santé au travail (JMSST) et africaine de la prévention des risques professionnels (JAPRP). Le ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale, Séni Ouédraogo, a marqué cette célébration par la visite du service de santé de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et de la carrière située derrière la SONABHY, afin de s’enquérir des conditions de travail de ces travailleurs.

Avant la visite du centre, le responsable du centre de santé de la SONABHY, Saydou Kénoré, attaché de santé, a expliqué au ministre son fonctionnement. Il soutient que la spécificité de la santé et la sécurité au travail est normative. C’est dire que tout ce qui est fait au niveau du service de santé au travail est sur la base des normes. Il informe que le centre a en permanence deux attachés de santé et un médecin du travail à temps partiel. Et en moyenne, le centre reçoit par jour, 15 à 20 malades car, aux dires de M. Kénoré, c’est un service de santé «inter-entreprises» qui accueille à la fois les malades de la SONABHY, de la SODIGAZ, de l’Ecole supérieure des travaux publiques, de BIPHARME et de l’OCADES. Et les maladies prises en charge sont les maladies professionnelles. Au niveau du centre, les plaintes récurrentes sont surtout les lombalgiques, les problèmes liés aux postures de travail. Après la SONABHY, le ministre s’est rendu à la carrière pour voir les conditions dans lesquelles les travailleurs exercent leur métier.

Et à l’issue de la visite, le ministre Séni Ouédraogo a indiqué qu’elle s’inscrit dans une dynamique qui est mondiale, car les  Etats ont pris des engagements pour assurer un minimum de sécurité des travailleurs dans leurs lieux de travail. Pour lui, il était donc bon pour le gouvernement, à travers les différents départements (ministères de la santé, de la fonction publique et de l’action sociale) qui sont concernés par les activités de santé et de sécurité au travail de se mobiliser. « Nous avons choisi de prendre deux sites-témoins : La SONABHY et la carrière pour voir de visu les conditions dans lesquelles les travailleurs opèrent et de voir le respect des engagements que nous avons pris en termes de santé au travail», a-t-il dit.

A écouter le ministre, cette visite a permis de voir deux modèles opposés. Un modèle qui tend vers la perfection, celui de la SONABHY. De son argumentaire, on peut retenir que ce modèle peut être présenté comme le modèle témoin au Burkina, du fait du respect des conditions de santé et sécurité au travail. «Vous avez pu constater avec nous qu’il y a un dispositif au niveau de la SONABHY qui permet d’assurer les visites. C’est là, une obligation essentielle qui permet de prendre en charge un certain nombre de soins complémentaires», a-t-il précisé. Par contre, au niveau de la carrière, il y a tout le contraste. Pour le ministre Séni Ouédraogo, c’est l’envers du tableau qui montre tout le grand défi qui reste au gouvernement de trouver une solution. «Nous sommes dans un site où le travail, pour ne pas avoir peur des mots, pourrait être qualifié d’indécent, alors que l’objectif du Burkina et des autres nations du monde, c’est d’œuvrer à la décence du travail», a avoué le ministre.

A son avis, c’est donc une interpellation qui montre bien qu’ils doivent tout faire pour venir à bout de ce phénomène.  Et d’ajouter que «c’est un défi qui commande que nous devons prendre conscience, et se faire à l’idée qu’il y a du travail à faire pour amener les populations qui, à la recherche de la pitance, sont obligées de mettre en danger leur vie, d’avoir le minimum de conditions». Séni Ouédraogo n’a pas manqué de saluer les initiatives appréciables qui ont été prises par des ONG pour offrir un centre de santé et une école maternelle aux travailleurs de la carrière.

A son tour, la responsable des femmes, Habibou Kiemtoré, a salué cette visite du ministre. Présente sur le site depuis 26 ans, elle a saisi l’opportunité pour demander au ministre d’aider leurs enfants à trouver du travail car précise-t-elle, «il y a beaucoup d’enfants, jeunes hommes et femmes qui travaillent sur le site, parce qu’ils n’ont pas de travail. Le travail est dur, mais il faut bien subvenir à nos besoins et ceux de nos enfants». Par ailleurs, elle a sollicité l’appui du gouvernement, afin de moderniser un peu leur travail, ce qui leur facilitera un peu la tâche. En rappel, la carrière compte environ 2 800 personnes dont 1 800 femmes et 1 000 hommes.

Pélagie OUEDRAOGO

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