L’attente aura été longue pour les proches de la victime. 32 ans après l’assassinat de l’étudiant Dabo Boukary, la justice burkinabè a enfin annoncé l’ouverture de sessions judiciaires pour le compte de l’année judiciaire 2021-2022. Selon la note (lire page 6), ces sessions se tiendront à Koudougou, Ouahigouya et à Ouagadougou du 25 juillet au 29 septembre 2022. La session de Ouagadougou connaitra deux affaires emblématiques à savoir celle de Dabo Boukary, du nom de l’étudiant de 7e année de médecine «enlevé et torturé à mort en 1990», et celle dite Guiro, impliquant l’ex-directeur général des douanes, Ousmane Guiro, accusé de corruption passive et d’enrichissement illicite, après la découverte de 900 millions de F CFA en nature et en espèces auprès de proches en fin décembre 2011.
Rappelons que trois personnes tous des militaires sont inculpées à des divers degrés dans l’affaire Dabo Boukary. Il s’agit du général Gilbert Diendéré, inculpé pour «recel de cadavre» du lieutenant-colonel Mamadou Bamba sur qui pèsent des soupçons «d’indicateur pour les sicaires» de la victime et le sergent Magloire Yougbaré accusé d’avoir procédé à l’embarquement de l’étudiant après son «enlèvement».
Selon plusieurs sources, Dabo Boukary aurait été arrêté par le Lieutenant Gaspard Somé, le Sergent-chef Nassirou Amadou Maïga et le Sergent Magloire Yougbaré avant d’être conduit au Conseil de l’Entente avec d’autres camarades, ou il mourra suite à des tortures dans la nuit du 19 mai 1990. Les mêmes sources indiquent qu’il aurait été enterré à la sauvette, à 147 kilomètres au sud de la capitale, après Pô dans le Nahouri.


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