Là à Anaba, dans cette partie de l’Algérie en hauteur et un peu luxuriante, le souverain pontife effectue son premier voyage en Afrique les 13 et 14 avril 2026. Sur les traces de Saint Augustin, ce père de l’Eglise latine, le Pape Léon XIV est à la recherche de ce que celui dont il se revendique a construit ici dans ce Thagaste algérien. C’est que l’ancien évêque d’Hippone est un des concepteurs des dogmes de chrétienté ecclésiastique. Visite politique et visite religieuse, c’est en enrobant ces deux volets que Léon XIV effectue ce séjour de 48 heures dans cette Algérie où de nombreux penseurs y ont fait leurs classes, voire leur carrière. Moment particulièrement intense, après les flonflons politiques au palais d’El Mouradia, c’est sur les traces de Saint augustin que le Saint Père se consacrera durant ces 2 jours. A travers l’Eglise-famille d’Anaba, la petite communauté de cette ville sera au cœur de ce séjour papal en Algérie. Qui dit Saint augustin dit Confessions et surtout La Cité de Dieu. Quel message contemporain se dégage toujours dans cette œuvre du prélat du 4e siècle ? Revisiter les 8 règles sacrés de Saint Augustin, revivifier sa doctrine qui puise ses racines dans Genèse. Léon XIV aura à parler d’une théologie patristique, d’un évêque qui fut l’homme de son temps, mais surtout qui traça des sillons. Relire La Cité de Dieu (amour divin et amour de soi) écrit après la destruction de Rome, c’est sans doute rappeler les méfaits de notre monde tourmenté par les guerres, les égoïsmes et le rejet du prochain. C’est sur ces traces que Léon XIV ira en essayant à Anaba de marcher dans ceux de son inspirateur.


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