109 sièges de députés à pourvoir ainsi que des conseils municipaux, c’est à cet exercice démocratique que se sont pliés les Béninois hier 11 janvier 2025. Vote challenge pour une opposition réduite à sa portion congrue politiquement avec seulement la présence des Démocrates aux législatives puisque recalés et à la présidentielle et aux municipales pour cause de parrainage. Une élection qui comporte une lame de scie avec la condition pour tout candidat aux députations : pour être élu, il faudra obtenir 20% des suffrages dans les 24 circonscriptions électorales.
C’est un gros défi pour le parti de l’ex président Thomas Boni Yayi, qui ne fait que subir avanie sur avanie politique. Pour cette élection et en attendant un jugement global, il faut louer le travail de la «Salle électorale», du nom de cette plateforme d’observateurs locaux qui ont essaimé leurs éléments et qui répercute toute anomalie ou incident à l’administration électorale. L’UPR, le parti présidentiel et ses alliés ont le vent en poupe car si les Démocrates veulent dépasser les 28 députés engrangés en 2023 condition pour vraiment exister, l’UPR est assurée de ratisser large et pourrait excéder les 53 députés des dernières législatives. On attend aussi le taux qui était de 37% en 2019 et 27% en 2023.
Double vote indicateur de ce que pensent les Béninois de la décennie Talon . Surtout 1 mois après le coup d’Etat raté et à 90 jours du départ de ce dernier du palais de la Marina. Ce sera un marqueur très important en attendant la présidentielle d’avril. Que retiendront-ils de Talon pour ses deux mandatures ? Seulement les prouesses économiques, infrastructurelles et le développement des villes ? Ou l’infirmité du pluralisme démocratique ? A moins que ce ne soit les deux à la fois ! Ce vote dual nous le dira un peu.
Aujourd’hui au Faso


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