Les Grands juges confirment le recalage de Maurice Kamto : Une présidentielle insipide en octobre au Cameroun

Les Grands juges confirment le recalage de Maurice Kamto : Une présidentielle insipide en octobre au Cameroun

 

 

Coup de massue sur le cornac du Manidem Maurice Kamto! Les 11 grands juges du Conseil constitutionnel ont confirmé le recalage du champion du Manidem obligé qu’iI était d’être sous les couleurs de ce parti son MRC n’ayant pas de députés pour cause de boycott des précédentes élections.

La juridiction suprême a donc rejeté le recours du principal opposant faisant bondir le landernau politique camerounais.  Ce verdict signifie qu’en dépit des 4 h de “plaidoirie” de Kamto sur la légitimité de son dossier au Manidem, ce mémoire en défense n’a pas prospéré. Cela veut dire également que le Manidem se retrouve le bec dans l’eau avec ses deux dossiers de candidatures non retenus.

Quel impact pour le scrutin présidentiel d’octobre?

Kamto out c’est un véritable poids lourd qui sera absent à cette compétition cruciale qui plus est avec un sortant qui bénéficie de nombreux atouts.

Bien que Maurice Kamto compte ester sa cause devant la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples, scénario qui l’avait donné raison en 2018 à Banjul en Gambie en déclarant “la violation prima faciès de la charte africaine “ à cette présidentielle, Bien qu’il veuille faire ça, les haricots sont cuits pour lui.

Car il ne faut pas être dupe, entre une telle posture juridictionnelle et être sur la ligne de départ le choix est vite fait.

Quelle saveur aura une telle élection sans Kamto ? Bien qu’il soit possible qu’il faille compter avec les Joshi Oss, Akeré Muna et autre Bello Bouba Maigari, bien qu’il faille compter avec tous ses ténors d’une opposition  pugnace mais divisée, le jeu est déjà joué avec Biya et son rouleau compresseur  électoral le RDPC !

En effet la carte électorale camerounaise montre que si l’opposition a du répondant, les leaders sont des barons de fiefs mais pas d’envergure nationale.

Nord-Ouest, Extreme-Nord, le littoral, le sud-ouest et l’ouest sont traditionnellement des “baronies” oppositionnelles . Mais pour tout le territoire aucun n’a l’étoffe nationale .

C’est dire que cet alignement du conseil constitutionnel sur l’Elecam inhibe le caractère inclusif du scrutin, enlève donc sa représentativité et cela se ressentira un peu dans le taux de participation. Kamto était arrivé second à la dernière présidentielle. Il aurait encore aimé endosser le semblant de maillot du Poulidor camerounais que d’être absent. Ce présidentiel risque d’être donc une copie conforme des précédentes : Sans enjeu. Après Biya c’est Biya forever!.

 

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