Liban : Macron de nouveau à Beyrouth 

Liban : Macron de nouveau à Beyrouth 

Aujourd’hui, mardi 1er septembre 2020, le président français, Emmanuel Macron se rendra à Beyrouth pour y célébrer le centenaire de la naissance du pays, mais surtout pousser aux réformes attendues par les pays qui sont prêts à aider le Liban à sortir de sa crise. La nomination d’un nouveau premier ministre est destinée à lui montrer que les choses bougent.

Comme il l’avait promis lors de sa première visite le 6 août, 48 heures après la terrible explosion du port de Beyrouth, Emmanuel Macron y retourne ce soir pour célébrer le centenaire de la naissance du Liban. Mais pour montrer qu’il va à la rencontre du Liban et pas seulement de ses dirigeants honnis, il entame sa visite par une soirée avec la grande chanteuse libanaise Fairouz, dans sa résidence de la montagne.

Aujourd’hui âgée de 85 ans, Fairouz avait marqué par un concert historique la renaissance de Beyrouth après la guerre civile qui a pris fin en 1990. C’est ce symbole qu’Emmanuel Macron va chercher auprès de la diva libanaise, au moment où le pays et sa capitale sont plongés dans une nouvelle crise existentielle, qui touche tous les secteurs, humanitaire, économique, politique, social, moral.

En rappel, le 6 août dernier, Emmanuel Macron avait dit tout haut ce que de très nombreux Libanais crient dans la rue depuis octobre dernier, un rejet clair et massif de la classe politique qui a fait du Liban une économie de rente depuis trente ans. Il avait appelé à un nouveau «Pacte national», et mis la pression sur les actuels dirigeants. Depuis son départ, rien n’avait bougé, jusqu’à ces dernières heures, avec un consensus politique autour d’un nouveau premier ministre, l’actuel ambassadeur en Allemagne, Mustapha Adib.

Avant cette visite, Emmanuel Macron a publiquement évoqué un risque de nouvelle guerre civile, ou même de disparition du Liban. Mais il va d’abord se ressourcer auprès de la grande Fairouz, dont la voix a chanté «Beirut» lors d’une de ses nombreuses renaissances. Laissons-lui le dernier mot…

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