L’OIF, un instrument de promotion de la culture française :  Eric Adja apporte le démenti

L’OIF, un instrument de promotion de la culture française : Eric Adja apporte le démenti

Faire le point des actions menées par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en matière de langue française, diversité culturelle et linguistique et en général, en matière de contribution au renforcement des ressources humaines et de l’économie des pays de la sous-région. C’est ce qui a motivé la rencontre avec la presse voulue par le directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF, Eric Adja. C’était le lundi 23 avril 2018, à Ouagadougou.

L’on entend parler de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). C’est une organisation qui n’est pas méconnue du public. Mais quelles sont ses missions, sa politique ? Ce sont autant d’interrogations qu’ignorent bon nombre d’individus et auxquelles le directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF, Eric Adja, a apporté des réponses, lors du point de presse qu’il a animé, le lundi 23 avril 2018 à Ouagadougou. Il a débuté les échanges avec des informations élémentaires. A l’en croire donc, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est créée en 1970, par quatre chefs d’Etat dont le siège se trouve à Paris. Il explique qu’elle fonctionne autour de quatre missions. La mission A, selon ses explications, concerne la diversité culturelle et linguistique. Il rappelle par la même occasion, que  l’organisation, n’est pas que la langue française, elle n’est pas non plus que la promotion de la culture et de la diversité. «L’OIF, c’est beaucoup d’autres choses», a-t-il soutenu, pour expliquer que mise à part donc la mission A, l’OIF a une mission B qui concerne la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme. Sa mission C, selon lui, est l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche. La mission D de l’organisation est l’économie et le développement durable,  d’après Eric Adja. Il a rappelé qu’à côté des missions sur lesquelles est bâtie l’OIF, elle mène un certain nombre de politiques. C’est ainsi que depuis novembre 2014, au sommet de Dakar, les responsables de l’institution ont adopté une nouvelle politique, une nouvelle stratégie qui s’appelle la stratégie économique de la Francophonie, avec une autre stratégie qui s’appelle jeunesse de la Francophonie a-t-il indiqué. Il confirme que ces deux stratégies sont venues compléter une première qui s’appelle stratégie numérique de la Francophonie qui a été adoptée au sommet de Kinshasa, en 2012.

Le directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF, Eric Adja, a rappelé que pour piloter ces trois nouvelles stratégies, l’OIF a porté à sa tête, une nouvelle secrétaire générale, du nom de Michaëlle Jean. Il explique qu’elle s’est employée, dès le début de son mandat jusqu’à maintenant, à promouvoir les femmes et les jeunes dans le domaine surtout de l’entreprenariat, de la création d’opportunités pour cette catégorie de la population qui est la plus grande, mais moins favorisée. Il a également rappelé que l’OIF, en tant qu’organisation intergouvernementale fait la promotion de ce qu’on appelle la diplomatie multilatérale.

Il faut le dire, ce point de presse qui semble être organisé pour présenter l’institution est en réalité, une campagne pour la réélection de l’actuelle secrétaire générale à la tête de l’organisation, Michaëlle Jean ; un fait que n’a pas nié le directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest.

Si beaucoup pensent que l’OIF est un instrument français utilisé pour la promotion de la langue française, le principal conférencier n’est pas de cet avis. Il déclare à cet effet : «contrairement à ce que pensent certains dans l’opinion publique, l’OIF n’est pas un appendice du Ministère français des affaires étrangères. C’est une organisation internationale indépendante dont fait partie la France» .

Thierry AGBODJAN

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