Rien que la campagne musclée faite d’insultes, d’invectives n’a rien à envier à ce qui se passe sur le continent. Le président sortant est affublé de sobriquet de «cannibale pédophile» et Lula de «roi des voleurs» par les partisans de chacun des 2 duellistes. On n’est pourtant pas en Afrique, mais bien en Amérique … du Sud. Mais, c’est le score entre les 2 challengers qui rappelle aussi certaines campagnes et résultats électoraux en Afrique.
1,8 point sépare Lula de Bolsonaro, c’est dire que le populiste Bolsonaro n’était pas si impopulaire que ça car les sondages avaient même prédit le un «coup KO». Et nul ne sait si l’élection allait avoir lieu dans 2 semaines, peut-être que Bolsonaro allait rempiler. Et Lula perdrait !
Ensuite, le vainqueur Lula a dû nouer des alliances avec 9 partis pour s’en sortir, y compris avec d’anciens adversaires comme son vice-président. Ça ne sent pas l’Afrique ça ou en fait, il n’y a pas d’opposition, chacun volant vers la victoire ? Enfin, la corruption est un fait incontestable dans ce pays. Et l’argent a circulé à flot. Par exemple, 7 milliards sont prévus dans le Budget pour distribuer aux députés afin d’obtenir des majorités à l’hémicycle. Au moins, là-bas, c’est officiel.
Enfin, ici aussi l’armée brésilienne demeure un arbitre certes à l’écart mais qui peut ne pas hésiter à intervenir comme dans les années 80. N’empêche, il y a toujours cette différence, il y a des lignes rouges qu’aucun candidat ne franchit, et les élections se tiennent, et la justice aussi est très regardante sur le processus électoral. Peut-être aussi que la distance géographique peut expliquer ces «petites» similitudes. Du Sénégal, le Brésil n’est pas si loin que ça en avion …
La REDACTION


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