Triste journée pour l’opération Barkhane. Hier lundi 28 décembre 2020, trois soldats du 1er Régiment de chasseurs de la Force Barkhane ont été tués dans l’explosion de leur blindé dans le Centre du Mali alors qu’ils revenaient d’une mission de ravitaillement. Selon des sources militaires françaises, le véhicule blindé léger des trois militaires intégrés au Groupement tactique désert Conti, a été détruit par l’explosion. «Ce blindé de reconnaissance, maniable mais vulnérable, dispose d’un équipage de trois hommes. Ces soldats opéraient avec des militaires maliens du 33e régiment de commandos parachutistes», explique une source.
L’attaque a eu lieu près de Hombori, là où le chef d’état-major des armées françaises, le général Lecointre, s’était rendu il y a quelques jours. À Hombori, dans le désert du Gourma malien, une base opérationnelle avancée accueille trois unités des forces armées maliennes et un Groupement tactique désert de la force Barkhane.
Déjà, le 15 décembre, un véhicule de patrouille malien en mission avait sauté sur un engin explosif improvisé dans ce même secteur. L’explosion avait fait un mort et cinq blessés.
«Ils étaient en mission au Mali. Pour la France, pour le Sahel, contre le terrorisme. Le brigadier-chef Tanerii Mauri, les chasseurs de 1re classe Dorian Issakhanian et Quentin Pauchet sont morts pour la France. Mes pensées vont à leurs familles, leurs proches et frères d’armes», a déclaré la ministre des Armées, Florance Parly.
Le colonel Emmanuel Dous, chef de corps du 1er Régiment de chasseurs (RCh), assure depuis novembre le commandement du Groupement tactique désert Conti, récemment arrivé dans la bande sahélo-saharienne.
Avant son déploiement, le 1er RCh n’avait pas lésiné sur sa préparation opérationnelle : «Nous nous préparons depuis plus d’un an pour cette mission. Nous avons eu la chance de nous entraîner avec les unités avec lesquelles nous sommes actuellement déployées, ce qui nous a permis d’apprendre à travailler ensemble», avait confié le colonel Dous, qui précisait que « le mandat du 1er RCh sera celui de l’exploitation des résultats de ce qui a été fait depuis le début de l’année 2020. Mon objectif est bien de donner un coup de collier en ce qui concerne le partenariat de combat avec les forces armées malienne et nigérienne».
Ces trois décès de ce lundi portent à 53 le nombre de soldats tués au Sahel depuis 2013, date du lancement de l’intervention militaire au Mali pour y combattre les groupes armés terroristes. En rappel, dix soldats ont été tués au cours de l’année 2020.


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