Les États-Unis vont augmenter leur contribution financière à la lutte contre le terrorisme dans la région ouest-africaine du Sahel, a déclaré mardi à VOA Afrique un diplomate américain de haut rang. «Nous sommes prêts à engager 30 millions de dollars supplémentaires au cours de l’année prochaine pour renforcer les capacités du secteur civil de nos partenaires en première ligne dans la lutte contre le terrorisme», a affirmé l’ambassadeur Nathan Sales, qui a été nommé lundi envoyé spécial des États-Unis auprès de la Coalition mondiale contre Daesh.
L’ambassadeur Sales, qui occupe aussi les fonctions de coordonnateur de la lutte contre le terrorisme au Département d’État, avait participé le jour même à une conférence virtuelle avec d’autres membres de la coalition composée de 82 pays dont le Nigeria.
Selon la VOA, l’ordre du jour portait sur les moyens de faire face à la menace croissante de l’État islamique, également connu sous le nom de Daesh, dans le Sahel. Les fonds annoncés mardi s’ajoutent à «des dizaines de millions de dollars» déboursés par Washington au cours des trois dernières années pour lutter contre le terrorisme au Sahel, a précisé le diplomate. «Nous voulons collaborer avec les pays de l’Afrique de l’Ouest pour les aider à renforcer leurs capacités pour faire face à cette menace grandissante», a-t-il ajouté.
Ce financement additionnel des Américains arrive à un moment où la France a annoncé une réduction de ses troupes au Sahel, qui seront remplacées par les forces spéciales de l’Union européenne dans le cadre de la Task Force Takuba. Les attaques de militants se poursuivent dans de nombreux pays de la sous-région. En plus des cibles militaires, les groupes djihadistes ont déjà fait des milliers de victimes parmi les civils et chassé des centaines de milliers de personnes de leurs communautés


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