La tribune de l’ONU, place idéale pour faire avancer les débats sur certaines questions politiques, géopolitiques et sécuritaires. Mais aussi, le lieu par excellence pour se parler franchement ou plutôt pour cracher ses vérités à un pays ami ou ennemi.
La 80e AG qui se déroule actuellement et qui tire vers sa fin a été l’occasion pour Trump de tirer à boulets rouges et sur l’Europe et sur l’ONU. Au président Macron de reconnaître l’Etat de Palestine et au premier ministre israélien de réaffirmer sa volonté de continuer sa guerre à Gaza et la colonisation en Cisjordanie.
Mais, il y a eu aussi des sorties dignes d’intérêt notamment celles des premiers ministres burkinabè et malien. A la plénière du 27 septembre, c’est un Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo qui a campé le décor de la lutte du peuple burkinabè pour se débarrasser de l’hydre terroriste par des actions sur le Front mais à l’arrière comme cet élan de solidarité financière à travers le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui depuis 2023 à ce jour, a récolté 413 milliards de F CFA et récupéré 72% de son territoire grâce à l’engagement des FDS et VDP et sous le leadership du capitaine IB.
Cependant, il s’en trouve des Etats qui ne veulent pas de la victoire des Burkinabè sur ce terrorisme dira le PM. Pire, ils aident ces criminels. « Nos pays se retrouvent confrontés sur le terrain aux forces terroristes qui sont en réalité des supplétifs d’armées étrangères prédatrices » a signifié le PM. Pire, certains Etats ne font plus mystère de leur soutien à ces croquants sanguinaires a -t-il ajouté. Cas de la France se dit convaincu Rimtalba qui sans fioritures a martelé que c’est ainsi pour le régime de Macron dont les médias publics sont à minima dans la désinformation ou pire des échos de la « communication des criminels, auteurs d’attaques lâches et barbares contre de paisibles citoyens. Et l’ONU n’a pas été oubliée avec la sortie du 20 août 2024 par laquelle le système onusien s’est fait le porte-voix d’informations tronquées.
Discours du même tonneau de son homologue malien le général Abdoulaye Maiga qui a flétri d’abord l’Algérie lors de la plénière du vendredi toujours coupable également de « soutenir le terrorisme international » au lieu de s’impliquer « résolument dans la paix et la sécurité ». La cause de cette tambouille diplomatique Mali-Algérie est la destruction d’un drone malien par l’Algérie à la frontière entre les deux pays.
Au demeurant, pour le PM malien ce sera du tic au tac et une balle algérienne contre une balle malienne selon un principe de la réciprocité. Et avec le sens persifleur qu’on connait au général Maiga il conclura sur l’Algérie en disant « A bon entendeur Tant pis ! ». L’Ukraine a pris également laquelle Ukraine foi du PM est « l’un des fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes ». Et il a invité les Etats à cesser toute aide ou vente d’armes à Kiev.
Deux discours de 2 chefs de gouvernement de l’AES qui indexent nommément le trio France-Algérie-Ukraine comme des partenaires du terrorisme sur une tribune de l’ONU ça fait forcément tilt. Encore que c’est une position officielle qui n’a jamais varié ni à Bamako ni à Ouaga et qui n’arrangera pas les relations entre ces différents pays. A moins d’un rabibochage !
Aujourd’hui Au Faso


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