L’histoire se répète sur la Grande île, pour peu qu’on convoque l’histoire politique de ce pays, ces 2 dernières décennies, lorsque Marc Ravalomanana disputait son fauteuil à l’alors célèbre DJ.
Madagascar avait connu, un jeu de théâtres d’ombre, des affrontements mortels, l’intervention de la communauté internationale, des élections trompe-l’œil et au final, la lutte pour le fauteuil présidentiel et le martyre pour les populations. En reconduisant le mouvement, hier 29 septembre, les émeutiers de l’eau et du courant, commencent à imprimer une des crises historiques qui n’est pas sans ressembler, au duel sous Ratsiraka ou même Ravalomanana. A Majunga, Tamatave, Diego Suarez, Gen Z et jeunes étudiants ou non ont bravé encore, la batterie de répression des Forces de l’ordre. Et de nombreux analystes commencent à subodorer une crise qui pourrait secouer les fondements du chef de l’Etat, sur lequel les manifestants crient haro.
Défaillances structurelles, incompétence des leaders, économie très dépendante de l’extérieur avec 75% des 30 millions d’âmes vivant en dessous du seuil de pauvreté, la Grande île concentre tous les ingrédients d’une poudrière sociale. Et déjà monte un vocable qui sonne dur aux oreilles du président : « Andry dégage ! ». Oui le dégagisme pousse des cris de colère à Madagascar. Le mouvement social qui se tient à équidistance des lobbies politiques, se veut une matrice pour un changement radical, en tout cas, pour acter l’avènement d’une nouvelle race de dirigeants, que n’a pas su incarner, l’ancien DJ, qui n’a a pourtant accédé au pouvoir jeune. Quel avenir pour cette lutte pour la survie sur la Grande île ? Que peut faire Andry Rajoelina pour se dépêtrer de ce mauvais pas ? Le congédiement de son premier ministre et tout le gouvernement pourra- t-il sauver les meubles ?
La rédaction


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