Mali-Burkina au sujet des exécutions sommaires : Alioune Tine-CISC : même combat !

Mali-Burkina au sujet des exécutions sommaires : Alioune Tine-CISC : même combat !

En 24 heures d’intervalle (16-17 août 2022) deux sorties sur le même sujet au Burkina et au Mali retiennent l’attention : des exécutions extrajudiciaires commises de part et d’autre.

En effet, au Burkina, le CISC, qui se dit être saisi par plusieurs témoins et parents depuis le 8 août sur «des enlèvements et des disparitions dans les villages de Taffogo et Bouroum entassé (e)s par lot de 5 ou 10, puis tué (e)s ensuite par des éléments des FDS encagoulés». Le CISC cite les cas du village de Oursi où le 2 août, 8 civils ont été exécutés, le 4 août courant dans le village de Tibga (Est) 14 personnes tuées, et le 11 août aux alentours de Kongoussi, plusieurs autres tués. Le CISC, lors d’une sortie, invite les FDS à «arrêter la pratique des enlèvements de civils et leurs tueries», a conclu Daouda Diallo, le secrétaire général du CISC. Réponse du gouvernement par la voix de son porte-parole, Lionel Bilgo : qui «réfute et condamne avec la dernière énergie, ces allégations qui portent le discrédit sur l’armée».

Alioune Tine, expert indépendant des Nations unies, mascotte de la RADDHO, lui a dénoncé ce 16 août, dans une visioconférence, «les violations des droits humains au Mali qui ont augmenté de façon spectaculaire». Pour Alioune Tine, non seulement ce sont les groupes extrémistes violents qui demeurent au Mali les principaux auteurs de ces atteintes aux droits de l’homme, qui s’appuie sur des données de la MINUSMA qui chiffre à 1 304 le nombre de ces prises de libertés avec la vie humaine.

Mais le célèbre droit-de-l’hommiste ajoute également que les FAMa ne sont pas exemptes de ces griefs et a invité les autorités maliennes à laisser libre accès aux zones concernées par ces faits aux Organisations nationales et internationales.

Tine-CISC, même combat donc, et comme toujours les gouvernements répliquent et ils ont en partie raison car lorsque les terroristes perpètrent des massacres de masse, les voix des droits-de-l’hommiste sont peu audibles, mais lorsqu’il y a des bavures côté Forces de défense et de sécurité (FDS), on les dénonce. C’est normal, ils sont dans leur rôle Alioune Tine et le CISC, et c’est le devoir d’un Etat de veiller à la sécurité de ses citoyens et de les protéger, et surtout de sanctionner ces exactions. Mais on voudrait que la balance s’équilibre quand il s’agit d’en faire cas, car rien que dénoncer d’un côté et minimiser l’autre ne résout en rien le problème. Sécurocrates et terroristes ne menant pas le même combat. Alioune Tine et le CISC oui, et c’est normal !

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