Massacre de 110 fermiers dans le Borno au Nigéria : Mon général, Boko Haram est bien vivant !

Massacre de 110 fermiers dans le Borno au Nigéria : Mon général, Boko Haram est bien vivant !

Macabre, barbarie indescriptible, attaque inhumaine, immonde abjection, les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier la dernière incursion d’hommes armés, dans l’Etat du Borno au  Nord -Est du  Nigéria. Plus d’une centaine de personnes dont 43 fermiers tués ou décapités. Si pour l’heure, aucune  revendication ne permet d’identifier les auteurs de cette attaque, les regards sont tournés vers la secte Boko Haram, et dans une moindre mesure vers l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest qui se disputent cette zone. De ces deux groupes, la balance penche du côté de Boko Haram qui par ses actions précédentes a fini par convaincre de son caractère.

La barbarie et la violence de cette énième incursion du groupe terroriste témoignent de la volonté de ces «fous de Dieu» de mettre sous coupe réglée cette partie du pays où il a vu le jour. C’est aussi la preuve que Boko Haram reste, en dépit des actions d’éclat des Forces armées nigérianes et des discours politiques qui tendent à rassurer l’opinion, est toujours capable de faire saigner le géant d’Afrique lorsqu’il le veut. Le président Buhari, qui au lendemain de sa réélection à un second mandat avait prédit la mort de la secte, a eu tout le temps pour réaliser, qu’il ne suffisait pas d’endosser une tunique d’ancien général d’armée pour «anéantir» ce groupe qui a finalement basculer dans le terrorisme sous la direction d’Abubakar Shekau. Après ce massacre, nul besoin de rappeler que Boko Haram reste vivant et capable de frapper partout où il le désire. Il faudra donc, plus qu’une déclaration d’intention pour venir à bout de ce groupe. L’expérimentation des milices villageoises par l’Etat central, longtemps vantées comme une solution palliative à la faible couverture du territoire n’a pas produit les résultats escomptés, il devient impératif pour le Nigéria de procéder à un recrutement massif de soldats pour un maillage réel de son territoire, seule alternative à cette guerre qui n’a que trop duré et dont on ne cesse de comptabiliser les victimes.

Davy Richard SEKONE

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