L’affaire avait indigné et provoqué une levée de boucliers au sein de l’opinion. Un gendarme en poste à Niangoloko aurait séquestré et violenté sexuellement une jeune fille de 16 ans. Au lendemain de l’incident, plusieurs organisations avec en tête le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) s’étaient indignées et avaient saisi les services compétents pour donner une suite à cette affaire.
L’organisation de défense des droits des enfants, Save the Children avait fait part de de son incompréhension et rappelé la nécessité de protéger les enfants surtout en cette période de vacances. «C’est avec une profonde indignation que Save the Children a appris par voie de presse qu’une mineure de 16 aurait été sexuellement agressée et violentée jusqu’à son intimité, à Niangologo, Burkina Faso. En tant qu’organisation de défense et de protection des droits de l’enfant, Save the Children ne saurait comprendre, ni expliquer encore moins accepter qu’aujourd’hui, des enfants soient toujours victimes de telles pratiques dégradantes qui mettent fin à leur processus de croissance équilibrée. L’organisation rappelle que tout doit être mis en œuvre pour permettre aux enfants du Burkina Faso de survivre, d’apprendre et d’être protégés en toute sérénité. Save the Children exhorte les structures compétentes à tout mettre en œuvre pour que son auteur soit sanctionné dans toute la rigueur de la loi», a conclu l’organisation.
Mais au moment où nous mettions sous presse, nous apprenions que le gendarme agresseur de la mineure a été arrêté et déposé à la maison d’arrêt et de correction de Banfora dans la journée du lundi 1er septembre 2020. Selon une source proche du parquet, l’audience est fixée pour le mardi 8 septembre prochain.


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