Sans doute à Amdjareff où il repose pour l’éternité le maréchal Idriss Déby Itno qui regenta le pays durant 30 années de là ou il est ,il ne doit pas être trop mécontent de Mahamat Déby son jeune légataire qui l’a remplacé à la tête du Tchad après que les rebelles aient finalement eu sa peau il y a un an sur le terrain de la guerre ;
En effet le géneral Déby fils chef de la Transition au Tchad a su canaliser l’armée et imposer son leadership .Bon an mal an ,la Transition boiteuse et critiquable se poursuit calmement , et bien que civilo-militaire avec un premier ministre civil, tous les léviers du pouvoir sont kaki pour ne pas dire entre les mains du Gl Déby junior .
En lui rendant hommage et en projetant d’ériger un Mémorial à Amdjareff dans le village natal des Déby , le fils se montre fier de son père.
Comment va le Tchat une année après la disparition du maréchal ? Politiquement le pays est toujours en proie à une mise au pas des opposants . Succès Masra le président des Transformateurs et un des opposants déplore régulièrement les embastillements et les tueries de ses militants. Mais cet etat de fait date dépuis François Thombalbaye ou les coups de feu ,les rebellions et les règlements de compte sont le quotidien des Tchadiens et le pouvoir est souvent au bout du fusil.
La seule embellie reste le dialogue qualifiée d’inclusif de Doha dans lequel Déby junoir cherche l’introuvable cohésion sociale et la pacification du pays .
Sous le magistère de l’Emir qatari Tamim Ben Hamad Al Thani plusieurs groupes politico-armés tels le FACT, le MPRT ont essayé de palabrer mais ça tourné court et le dialogue reste en suspens mais c’est déjà un grand pas que les Tchadiens tentent autre chose que les armes. Dialogue mort-né diront certains car les positions demeurent inconciliables .
Un an après la disparition du parrain de la lutte anti-terroriste du Sahel ,le terrorisme s’est aggravé en particulier au Mali,et Burkina . Il est vrai que cette mort du maréchal a contribué à modifier les plans de Barkhane et la posture du Mali est venue carrément en déterminer l’issue ; Déby sécréter un autre ,même si Bazoum du Niger essaie d’en endosser la carrure .
Si au Tchad la politique post-Déby père reste mitigée ,au Burkina 2 mois et démi après son accession au pouvoir par les armes Paul-Henri Sandaogo Damiba a pris lui aussi, le chemin d’un dialogue avec des terroristes qui endeuillent son pays dépuis 2015. Ce wee-kend pascal a coincidé au lancement des comités locaux pour le dialogue avec les terroristes qui accepteraient déposer les
armes selon le mot de Yéro Boly ministre de la Réconciliation .en contrepartie d’une sorte de pardon et d’amnistie.
Un dialogue qui n’occulte pas la poursuite de la guerre asymétrique , « le baton et la carotte » précisera Damiba devant les patrons de presse qu’il a rencontrés le jeudi 14 avril dernier .
Attention pourtant ce n’est pas un B 2 B gouvernement-terroristes mais un dialogue par translation puisque ce sont des chefs réligieux de villages et référents locaux qui serviront d’intermédiaires.
Quel sera le mode opératoire ? (on parle de pardon et de réinsertion à ceux qui déposeront les armes) dans quelles régions se déroulement ces cénacles ? pour combien de temps ? Les burkinabè attendent d’autres précisions .
La rédaction


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