Naissance de «Résistants patriotes congolais/Force de Frappe» (PARECO/FF) à l’Est de la RD Congo : Bouffée d’oxygène pour soldats loyalistes

Naissance de «Résistants patriotes congolais/Force de Frappe» (PARECO/FF) à l’Est de la RD Congo : Bouffée d’oxygène pour soldats loyalistes

Le M23, le mouvement rebelle qui avance sur Goma ces dernières semaines, vient de connaître une division : le PARECO/FF est né. Une sorte d’avatar des VDP du Burkina, puisque ce sont des Congolais qui s’arment pour lutter contre cette rébellion du M23. Mais la comparaison maladroite du reste, s’arrêter-là. Car si c’est bien un groupe d’autodéfense au Congo, créé par un des leaders du M23, Senduga Museveni, en rupture de ban, au Burkina Faso, les VDP sont des enrôlés organisés par l’Etat qui rétribuera aux 50 000 «conscrits» (ils sont 90 000 inscrits) 60 000 F CFA/mois.

Avec le PARECO/FF, l’histoire semble se répéter du reste dans les Grands Lacs, car pour peu qu’on se rappelle sous Kabila fils en 2009, on n’avait pu trouver un terrain d’entente au Nord-Kivu où sévissaient à la frontière les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), soutenus par l’état-major de l’armée congolaise et le M23, qui bénéficie d’une bienveillance du Rwanda, alors que les 2 entités signèrent un faux armistice, tout est parti en vrille en 2012, après l’incarcération et la fuite de Bosco Ntaganda, alors que dans la foulée, son remplaçant, le colonel Makenga, requinquait un M23 dont les éléments amers d’avoir mal  été intégrés dans l’armée congolaise, se réorganiseront sur les hauteurs des collines du Massissi et occuperont entre novembre et décembre Goma.

Si 10 ans après, le M23 connaît un mouvement scissipare, c’est mauvais pour cette rébellion, mais un bon signe pour les soldats congolais, qui en plus de la Force régionale (composée pour le moment de Kenyans), c’est une bouffée d’oxygène donc pour ces loyalistes. Le PARECO/FF connaît le M23 de l’intérieur, ses forces et faiblesses, ce qu’il compte faire, un tel allié est très précieux pour Kinshasa.

Et à l’heure où le M23 refuse le cessez-le-feu («tue et viole», c’est la raison de cette scission) un tel avènement affaiblit ces rebelles, et la RDC a intérêt en attendant que la magie de la diplomatie opère, à faire la jonction avec cette nouvelle force, pour non seulement stopper l’avancée du M23 sur Goma, mais le bouter hors du territoire.

Quel scénario après la naissance du PARECO/FF ? Représente-t-il vraiment une force considérable ? Quel impact sur l’issue de la guerre dans la province du Nord-Kivu ?

La REDACTION

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