Ouagadougou : Bala Sakandé interpellé puis libéré

Ouagadougou : Bala Sakandé interpellé puis libéré

Il n’aura passé que la journée du dimanche 27 mars 2022 aux mains des gendarmes. L’ex-chef du parlement burkinabè a été autorisé à regagner son domicile après avoir été interpellé et auditionné. L’information de son arrestation avait fait le tour des réseaux sociaux avant d’être confirmée par des sources proches du parti. Le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ex-parti au pouvoir, Alassane Bala Sakandé avait été interpellé très tôt dans la matinée du dimanche 27 mars 2022 et gardé à vue à la gendarmerie. Cette interpellation intervenait 72 heures après le point de presse animé par le parti. Au cours de ce point de presse, le MPP, par la voix de ses premiers responsables avait exigé la libération sans condition de l’ex-président Roch Kaboré, placé en résidence surveillée depuis le putsch du 24 janvier 2022. Commentant la situation du président déchu, Bala Sakandé avait déclaré que Roch Kaboré était en détention. Selon plusieurs sources, les reproches faits à l’ex-président de l’Assemblée sont : «l’incitation à la révolte, le non-respect des consignes données par le MPSR aux partis politiques et son commentaire sur l’avènement du MPSR».  En réponse à une question qui lui avait été posée, Bala Sakandé avait déclaré ceci : «je dis et je répète, il y a des républicains dans notre armée. Et c’est l’exception aussi qui fait la règle ! En tout cas, pour moi, je peux dire que dans notre armée, il y a toujours des républicains, il y a toujours des patriotes. Maintenant, si une partie a pris sur elle de faire cela, écoutez, allez-y lui poser la question, moi, je ne suis pas un militaire, je suis un démocrate».

En fin de soirée d’hier dimanche, les conseils du président du MPP ont dans un communiqué, confirmé son interpellation dans la matinée du 27 mars 2022. Selon le duo d’avocats, il est reproché à leur client ses propos tenus lors de la conférence de presse de l’ex-parti au pouvoir tenue le 24 mars 2022. Ils ajoutent que selon les éléments du dossier et des informations en leur possession, l’arrestation et la détention de l’ex-président de l’Assemblée nationale n’ont été ni ordonnées, ni autorisées par les autorités légales de poursuite. Le communiqué indique que l’audition de l’ex-occupant du perchoir a eu lieu en présence de ses conseils. Au moment où ces lignes étaient en train d’être tracées (19 heures 46 mn), l’ex-PAN a donc regagné son domicile après une journée d’audition à la Gendarmerie.

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