Son nom avait été associé à l’action des militaires qui ont renversé le régime Kaboré et elle avait été présentée comme celle qui faisait les yeux doux aux nouvelles autorités du pays afin qu’un poste lui soit réservé dans la prochaine assemblée législative. Face à la persistance de la rumeur, elle a donc décidé de sortir du silence et de s’inscrire en faux. Dans sa déclaration, rendue publique le mardi 15 mars dernier, l’ex-médiateur du Faso, Saran Sérémé a informé qu’elle a porté plainte pour «diffamation gratuite», suite aux publications tendancieuses sur les réseaux sociaux indiquant qu’elle œuvrait dans les coulisses pour se faire nommer à la tête de l’Assemblée législative de la Transition.
«Je me suis cette fois ci réservée le droit de porter plainte, porter l’affaire auprès des autorités judiciaires compétentes contre cette diffamation gratuite», a indiqué Saran Sérémé. L’ex-médiateur enfonce le clou et affirme ne pas connaître jusqu’à présent, et n’avoir aucun rapport téléphonique ni visuel avec lesdites autorités du MPSR, depuis leur accession au pouvoir. Elle souligne dans le même temps qu’elle «n’a participé à aucune des activités initiées, aucune rencontre (ni celle avec les partis politiques, ni la prestation de serment du Président de la transition, ni à l’adoption de la Charte, ni à l’investiture du Président» des nouvelles autorités qui ont renversé Roch Kaboré, son ancien allié en politique de 2015 à 2021».
«Je reste convaincue que la compétence n’a point besoin de se faire des coudes, ni de négocier pour apporter sa contribution à l’édification de son pays. Le cas échéant, basta», s’est-elle offusqué. Et l’ex-présidente du Parti pour le développement et le changement (PDC) de s’interroger sur les intentions des auteurs de ces informations. «C’est quoi le projet de leurs diffamations ? Me faire sortir de ma tanière de confort où je me suis retranchée depuis des mois, ou juste essayer de me salir comme d’habitude ? », s’est-elle demandée.
Rappelons que le PDC, parti de la mouvance présidentielle a claqué la porte de la Majorité en fin octobre 2021 en dénonçant l’incapacité du régime à endiguer les attaques terroristes qui frappait plusieurs provinces du pays.


COMMENTAIRES