Présidentielle américaine jour J, vue d’Afrique : Harris ou Trump, aucun n’est ni mon frère de sang, ni mon cousin germain !

Présidentielle américaine jour J, vue d’Afrique : Harris ou Trump, aucun n’est ni mon frère de sang, ni mon cousin germain !

 

 

C’est le grand jour pour Kamala Harris, la candidate démocrate, dont c’est le baptême de feu, et pour Donald Trump, qui joue son va-tout, pour ne pas dire sa survie politique, voire la dernière cartouche.

 

260 millions d’Américains dont 60 millions ont déjà voté par anticipation vont départager ses deux adversaires politiques que tout sépare. Immigration-avortement-économie-wokisme, ce sont des thèmes de prédilection de cette campagne électorale, qui fut tout sauf sereine : 2 attentats contre Trump, Défection de Joe Biden auquel Kamala Harris a remplacé au pied levé, discours musclé de part et d’autre avec la palme de l’invective à Trump, grande part d’indétermination jusqu’à hier soir quant à l’identité du vainqueur, tant les sondages restent serrés, les Swings States dansant le yoyo…

Observée d’Afrique, c’est un scrutin qui intéresse beaucoup, car la Grande Amérique première puissance mondiale , a toujours été un partenaire bilatéral très important ! Le MCA, communément appelé le Compact est une énorme bouffée d’oxygène pour tout pays y bénéficiant, l’AGOA également est un avantage à prendre, sans oublier la coopération militaire (Africom ou formations diverses ou base…).

Mais, tout ce partenariat, c’est d’Etat à Etat, que ce soit un démocrate ou un républicain, il y a des fondamentaux en la matière qui ne changent point. Evidemment, selon que c’est un républicain plus à droite ou un démocrate plus à gauche, il y aura des petites subtilités qui plairont aux Africains du continent, ou même aux 20 millions du continent vivant chez l’oncle Sam. Mais, c’est tout. Un président américain a été élu par les Américains, il est à la Maison Blanche pour s’occuper d’abord des affaires des Etats-Unis, les affaires domestiques de l’Afrique, ce n’est pas sa tasse de thé.

On l’a vu en 2008, lorsque Barak Obama a été élu : La ville de Kismayo, la vallée du Rift et les plaines de Sheringetti ont vu des Kényans se trémousser, danser et chanter, car un «fils du pays» est devenu l’homme le plus puissant du monde. Tout simplement parce que le 44e président des USA avait des origines kényanes de par son père, il est de l’ethnie Luo. Tous ont oublié que le premier président américain post-racial est…Américain, élu par ses compatriotes, pour s’occuper de leurs problèmes. D’ailleurs, Obama a soigneusement évité lors de son 1er mandat d’aller à Nairobi, et même en Afrique. On compte du bout des doigts, les pays où il s’est rendu durant ses 2 mandats. Autant Obama n’était pas un frère africain, autant Harris ou Trump, n’est ni un frère de sang, ni un cousin germain !

Noire, Harris l’est, mais elle est issue d’un Jamaïcain et d’une Indienne. Bien sûr que les Afro-Américains voteront pour elle, les femmes noires aussi, à cause surtout du changement de sa position sur l’IVG et du fait que la Maison ovale sera genrée si elle est élue.

Quant à Trump, il ne fait pas mystère de son programme : le «L’American first» de 2016 reste d’actualité. Outre ce partenariat Etat/Etat, ces élections qui s’annoncent risquées, et naturellement dollarisées (Harris devance sur ce plan Trump) sont une grande leçon pour le continent : la plus vieille démocratie du monde, et la plus vieille Constitution résistent au temps, et surtout aux desiderata des hommes. L’esprit des pères-fondateurs, les 55 gentlemen réunis à Philadelphie pendant l’été 1787, cet esprit reste intact et quasi intemporel. Et là, l’Afrique devrait s’en inspirer. Au lieu qu’on tripatouille les Lois fondamentales à tout va ! Pour tout le reste, que Harris ou Trump gagne, il y a des lignes rouges qu’aucun des 2 ne franchira pour le continent africain qui est jaugé sous le prisme des intérêts des USA !

La REDACTION

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