Présidentielle et législatives en Ouganda J-3 : L’opposant Bobi Wine contre Museveni for ever !

Présidentielle et législatives en Ouganda J-3 : L’opposant Bobi Wine contre Museveni for ever !

 

Yoweri Museveni se rappelle-t-il seulement que c’est à pas forcés, à travers la forêt ougandaise, pour s’emparer du pouvoir à Kampala en renversant Tito Okello ? Car que de temps s’est écoulé, car il y a 40 ans, c’est-à-dire une éternité.

 

Ce jeudi 14 janvier, il remet son mandat en jeu façon de parler pour briguer un 7e mandat. Avec son parti-Etat le Mouvement de résistance nationale (NRM) qui l’avait investi en août 2025. Octogénaire, dont la moitié à la tête du pays et avec même une velléité affichée d’une succession dynastique puisque son général de fils dont les soties de piste langagières sont de notoriété publique, Muhoozi Kainerugaba, c’est son nom qui se met en pole position pour prendre le sceptre du pater familias devra patienter, son père n’est pas fatigué. L’intérêt de ce double scrutin, surtout la présidentielle réside dans la présence de Bobi Wine comme opposant et challenger de Museveni, un Bobi Wine qui malgré l’ostracisme, la prison et les intimidations du pouvoir tient bon et espère quelle que soit la longueur de la nuit le jour vient toujours.

L’ex chanteur du Ragamuffin dont les déclarations et la popularité à Kampala, dérangent fortement le pouvoir, muni de son courage et sa conviction à un changement en Ouganda, s’est lancé à cette présidentielle, sabre au clair tout en sachant qu’il ne pourra pas battre Museveni. Désormais drapé dans ses baskets de chef de l’opposition ougandaise, il ressent la même marotte que la dernière élection :

Manifester en cas de fraude électorale. Autant dire qu’il appelle à des mouvements de rue, puisque fraude il y aura.

C’est Bobi Wine, sa relative jeunesse (43 ans) et sa détermination inébranlable en un Ouganda nouveau qu’il convient de saluer. L’Afrique de plus en plus a besoin de cette jeunesse de la trempe de Bobi Wine pour faire comprendre à certains dirigeants que le culte de l’indispensabilitéa est un non-sens. Lorsqu’on a dirigé son pays pendant 4 décennies, que peut-on encore lui offrir qu’on n’ait déjà réalisé ? Rien ! La force alliée à la peur vont encore prédominer en Ouganda, et Museveni, aura son septième bail. Le mandat de plus et de trop, mais il en a besoin, lui pourtant qui en 1986, prônait qu’il mettra le pays sur les rails, et s’en ira. Propos d’un guérillero qui venait sans doute de parvenir au pouvoir. En Ouganda, l’avenir du pays est avec Bobi Wine, pas avec Yoweri Museveni, arrimé au For ever, contre lequel le jeune opposant veut faire barrage.

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