C’est l’AIB, une voix officielle médiatiquement parlant qui livre le contre-brûlot de Human Rights Watch, et ce par une déconstruction non pas à la Jacques Derrida, mais selon elle des erreurs factuelles, des compilations de dossiers invérifiés et invérifiables. L’entame de son analyse est déjà indicatrice : « un réseau de mafieux » derrière la publication. Selon elle, à la lumière des personnes qui ont produit ce texte le doute n’est point permis, qu’il y a des atomes crochus entre eux et les milieux de renseignements occidentaux et les terroristes. La « dame de Sotchi » s’insurge sur le fait que ce rapport mette sur le même pied d’égalité la vaillante armée burkinabè et les croquants sanguinaires que sont les terroristes. Elle s’est appesantie sur l’origine et les missions dévolues à Human Rights Watch, en s’arrêtant sur le directeur exécutif de l’ONG Philippe Bolopion, ancien journaliste à RFI et à France 24, et qui a rejoint l’ONG non sans un passage à la société financière TOBAM. Et c’est à ce niveau selon Nathalie Yamb que les masques tombent : Dans TOBAM, notre ancien confrère a géré un Fond « Liberty Fund » dont l’investissement est proportionnel à l’indice de répression d’un pays. « Liberty Fund gagne de l’argent en pariant financièrement contre les pays considérés comme autoritaires ». Autrement dit, plus un pays est dénoncé comme répressif, plus Liberty Fund engrange !
Selon Nathalie Yamb, il y a conflit d’intérêt entre Human Rights Watch et TOBAM. Le premier produit des rapports acerbes contre des pays et TOBAM voit ses caisses se remplir ! Quand les droits de l’homme deviennent un business juteux selon elle ! L’absence de sources-terrains consignées par la chercheuse principale Ilaria Allegrozzi, ex diplomate italienne, et la non représentation de Human Rights Watch au Burkina, rendent le texte infirme et faux selon Nathalie Yamb . Absence de neutralité et de moralité traversent selon elle de part en part le rapport. Cas du journaliste de France 24 Wassim Nasr, poursuivi par l’AES pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste ». Sans oublier le journaliste burkinabè Newton Ahmed Barry qu’elle accuse de parti pris « et de farouche opposant à la politique souverainiste du président du Faso ». De même que Binta Sididé Gascon affilié à Human Rights Watch, Open Society Foundation de George Soros…. Bref, selon elle, il y a eu une « coalition mercenaire » contre le Burkina Faso, plutôt qu’une « équipe scientifique ». En tout état de cause, selon Nathalie Yamb, il faut rester soudé au Sahel, se donner la main pour contrer ces « postures perfides ».
Aujourd’hui au Faso


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