Le procès de l’affaire du recrutement frauduleux de 85 agents à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a repris à la matinée du mardi 4 février 2020 au tribunal de grande instance (TGI de Ouagadougou. A l’ouverture du procès, Daniel Sawadogo chef de service de la gestion administrative et prévisionnelle est appelé à la barre. Ce dernier, deuxième prévenu dans l’affaire du recrutement frauduleux à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) plaide non coupable.
Mais ce qui intrigue plus le parquet c’est le fait qu’il n’a pas informé son supérieur hiérarchique de la candidature de son petit frère Abel Sawadogo et de son frère en Christ Marc Zongo. «Vous êtes des irresponsables», s’insurge le parquet à l’encontre de Daniel Sawadogo et Abel Sawadogo. Après une suspension d’une heure, le prévenu tente vainement de convaincre le tribunal qu’il n’est de près ou de loin impliqué dans une affaire de recrutement frauduleux. Mais le parquet ne l’entend pas de cette oreille. Après avoir écouté les témoignages et entendu l’ex-DRH, Norbert Zèda, le parquet estime que le prévenu ne veut en aucun cas reconnaitre les faits qui lui sont reprochés. Les confrontations étaient houleuses et le président du tribunal a décidé de suspendre l’audience du jour pour renvoyer au 18 février 2020.


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