Remaniement en Côte d’Ivoire : Mabri limogé, Diawara et Flindé font leur entrée

Remaniement en Côte d’Ivoire : Mabri limogé, Diawara et Flindé font leur entrée

Hier mercredi 13 mai 2020, le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé à un réaménagement technique du gouvernement ivoirien. C’est Patrick Achi, le Secrétaire général de la Présidence, qui en a fait l’annonce.

Selon le communiqué lu par le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, Albert Mabri Toikeusse ne fait plus partie du gouvernement. Jusque-là, le président de l’Union pour la paix et la démocratie en Côte d’Ivoire (UDPCI), (parti créé par le général Robert Gueï) l’une des principales formations composant le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), était ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique depuis juillet 2018. Albert Mabri Toikeusse est remplacé par le professeur Adama Diawara. Conseiller du Premier ministre en charge de la formation et de la recherche, il est également président délégué de l’Union des enseignants du supérieur et des chercheurs du RHDP.

Un deuxième conseiller d’Amadou Gon Coulibaly (AGC) intègre le gouvernement en la personne d’Albert Flindé. Selon JA, ce proche du Premier ministre avait été récemment évincé de la direction de l’UDPCI par Mabri Toikeusse. Il se voit offrir le ministère de l’Intégration ivoirienne en remplacement d’Ally Coulibaly. Ce dernier étant confirmé au poste de ministre des Affaires étrangères, dont il occupait l’intérim depuis le départ de Marcel Amon Tanoh. Pour sa part, Raymonde Goudou Coffie, qui assurait l’intérim du ministre de la Culture depuis la nomination de Maurice Bandaman comme ambassadeur à Paris, a été confirmée à ce poste. Ce réajustement technique intervient au lendemain de l’échange qu’a eu le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara avec son premier ministre Amadou Gon Coulibaly en convalescence en France depuis son évacuation pour des soins.

Notons que depuis le choix de ce dernier le 12 mars 2020 par Ouattara, comme dauphin et candidat du RHDP à l’élection présidentielle d’octobre 2020, les jours d’Albert Mabri Toikeusse au sein de ce gouvernement étaient comptés. Il avait ouvertement manifesté son opposition à ce choix. Il était resté assis alors que le président Ouattara avait demandé à la salle de se mettre débout pour ovationner le choix d’Amadou Gon Coulibaly

 «Je suis un homme de conviction et je préfère dire ce que je pense. Ne prenons pas des engagements d’une heure dans une salle, qui par la suite ne refléteront pas la réalité sur le terrain», avait-il déclaré quelques minutes plus tôt à la tribune. Quelques jours plus tard, le président de l’UDPCI s’était vu proposer la présidence du Conseil économique et social (CES).

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