Annoncé à grands renforts de rencontres notamment lors d’un Conseil de ministres, puis d’une réunion avec une quarantaine de bonzes de l’Union Sacrée la plate-forme présidentielle ,le remaniement ministériel a eu lieu mais à peine comme si on n’avait pas changé d’équipe.
D’abord, le nombre qu’on annonçait en baisse ne l’a pas été : de 54 on tablait sur 50. Puis on en est à 53!
Certes “Fatchi” avait annoncé que l’identité de la première ministre ne changerait pas, Suminwa est effectivement restée scotchée à son fauteuil de chef de gouvernement.
Pour le reste revenez demain! L’entrée de l’opposition et de la societé civile ? un peu de saupoudrage pour donner l’illusion du changement.
Félix Tshisékedi a surtout procédé à un jeu de dâmier , il n’a véritablement pas tourné manège. Les ministres sont quasimenet restés à leur poste avec quelques permutations.
On attendait Martin Fayulu le leader de l’Engagement pour la Citoyennété et le développement (ECIDE) ou quelques uns de ses lieutenants. Point de l’opposant qui s’était rapproché du chef de l’Etat en arguant la gravité de la situation nationale et des solutions qu’il détenait pour la dérider.
La seule prise de guerre notable est Adolphe Muzito, ancien premier ministre (10 octobre 2008-6 mars 2012) de Joseph Kabila et un ancien activiste du mouvement citoyen Filimbi qui héritent de maroquins. Pour le reste , on a fait du vieux avec du neuf.
Comment expliquer ce quasi-statu quo?
Il est probable que certaines clauses avec Fayulu n’aient pas trouvé de terrain d’entente; Fayulu reclamait-il la primature ou un gros poste régalien genre “les Affaires étrangères “ou “la Défense”? peut-etre aussi que les deux hommes ne se sont pas accordés sur d’autres questions.
On peut également voir dans ce gouvernement presque inchangé, une rétractation de Tshisekedi de poursuivre encore quelques temps afin de voir pour un grand chamboulement dans les mois à venir. Le temps politique n’etant pas toujours le temps de l’opinion.
Aujourd’hui au Faso


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