Rentrée politique du PITJ  Soumane Touré charge les autorités coutumières et religieuses

Rentrée politique du PITJ Soumane Touré charge les autorités coutumières et religieuses

A l’occasion de sa rentrée politique, ce vendredi 30 mars 2018, le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) était face à la presse. A cette rencontre, le premier responsable du PITJ, Soumane Touré, a accusé les autorités coutumières et religieuses d’être à la base de l’instabilité politique chronique au Burkina Faso. Concernant l’ouverture du procès du coup d’Etat manqué, Le parti a affirmé entre autres, que le Mogho Naaba a peur de comparaître devant le tribunal, mais aussi que Djibrill Bassolé est un prisonnier politique.

La colonie de Haute-Volta a été créée le 1er mars 1919. L’année prochaine donc, ce sera le centenaire de l’existence de la Haute-Volta, devenue Burkina. Selon le secrétaire général du PITJ, Soumane Touré, le mois de mars, à la fin duquel se situe leur  rentrée politique, leur rendez-vous avec les organes de presse, tient une place importante dans l’histoire de notre pays. Pour ce centenaire, le parti invite à réfléchir sur le thème : la Haute-Volta–Burkina-Faso, cent ans d’existence, quel avenir ? Ou alors, la Haute-Volta Burkina Faso, quatre républiques, quelle cinquième république ? Au cours de l’activité, Soumane Touré a remis un document de 17 pages représentant la contribution politique de son parti au débat sur le centenaire.

Le procès du putsch

Pour Soumane Touré, le procès du coup d’Etat manqué, bien mené dans les règles de l’art par les magistrats intègres, sera un procès central et transversal. Il a précisé que ce procès doit être le procès des forces obscures et rétrogrades du centre que sont entre autres, les autorités coutumières et religieuses  «Ce sont eux qui sont à la base de l’instabilité politique chronique, à l’origine de tous les changements anticonstitutionnels intervenus dans notre pays, jusqu’à la transition bâtarde instaurée, après la démission de Blaise Compaoré et à l’usurpation du pouvoir par le MPP». M. Touré a déclaré que Djibrill Bassolé est un prisonnier politique. C’est parce que le MPP a peur de l’affronter en 2020 qu’il fait tout pour le maintenir en prison.

A en croire les conférenciers du jour, le Mogho Naaba a infiltré l’armée et les forces de défense et de sécurité pour assouvir leur (le peuple moaga) sombre dessein anti-national, au point de les détruire complètement, livrant ainsi le pays à une insécurité totale comme en atteste l’attaque terroriste de l’état-major général des armées. A propos de l’affaire Sankara, Soumane touré a soutenu que M’Ba Michel a déterré les restes de Sankara et les a jetés hors du Burkina.

Au de-là de tout cela, le PITJ exige que tous les citoyens aient le droit à une justice équitable. Pour parvenir à cela, Soumane Touré et ses camarades demandent aux Burkinabè d’arrêter l’hypocrisie et de voir les choses en face, afin d’éviter les dérives qui peuvent nuire au pays. En plus, il demande que dans l’armée, il y ait des militaires disciplinés qui prennent leurs responsabilités. Concernant la gouvernance actuelle, le PITJ souligne que le gouvernement Thiéba III est l’incarnation de l’ethnicisme et du régionalisme. De ses dires, le dernier remaniement suscite la colère, l’indignation, des protestations à l’Ouest du pays. A la question de savoir quelle note mérite le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, en termes de gestion, Soumane Touré répond sans hésitation «-20/20» .

Aline Ariane BAMOUNI

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