C’est un exemple de solidarité dans des moments difficiles qui vient de faire ses preuves au Mozambique, avec la reprise de la ville de Mocimboa par les troupes rwandaises déployées dans ce pays pour contrer l’avancée des insurgés d’Al-Shabab.
Partis prêter main forte à l’armée mozambicaine dans la région de Cabo Delgado, les «boys» rwandais ont réussi à reprendre cette ville charnière devenue bastion de l’insurrection terroriste dans cette partie du continent. Macimboa, jadis paisible avait été transformée depuis deux ans, en base arrière de l’insurrection terroriste des combattants Al-Shabab. Ainsi, il a fallu l’arrivée des troupes des pays de la région mais surtout du millier de soldats rwandais envoyé par Paul Kagame, pour voler au secours d’un pays en «danger et en détresse».
En décidant d’engager ses troupes, et en accordant son aide au Mozambique, le Rwanda montre la voie aux autres pays d’Afrique. Il donne également un bel exemple de solidarité bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme et par ricochet du crime organisé. Après cette prouesse de son contingent déployé dans la région de Cabo Delgado, le Bonaparte des Grands Lacs, homme fort d’un petit Etat qui fait de grands pas, montre que la grandeur d’une nation ne se mesure pas par sa superficie mais plutôt par sa capacité à s’imposer dans le concert des nations par des actes concrets et des hauts faits. Désormais en Afrique, en plus des «guerriers du Sahel», surnom qui colle bien aux soldats tchadiens pour leurs actions dans la lutte contre les hordes terroristes en Afrique de l’Ouest, il faudra donc compter avec l’armée du pays des Mille collines en Afrique centrale et australe.
Dans une Afrique fortement menacée par les coups de boutoir de l’hydre terroriste qui avance à grandes enjambées vers les côtes, cet exemple de collaboration entre Etats africains doit faire tache d’huile. C’est en cela que l’on pourrait privilégier les solutions endogènes aux problèmes qui minent le continent noir, qui ne cesse d’expérimenter des coopérations peu fructueuses depuis des décennies .
Davy Richard SEKONE

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