Mobilisation nocturne à Ouagadougou ce samedi 21 mars 2026 au Rond-point des Nations-Unies (baptisé par les membres de la veille citoyenne « Rond-point Ibrahim Traoré). A l’appel de la coalition nationale de la veille citoyenne, (CNACV), plusieurs centaines d’hommes et de femmes se sont rassemblés en soutien aux Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel. Pour ces milliers de manifestants, il s’agit de dénoncer « une ingérence du parlement de l’Union européenne suite à l’adoption d’une résolution réclamant la libération de l’ex-président Bazoum au Niger. Ce rassemblement qui intervient après le communiqué conjoint des pays de l’AES, dénonçant l’ingérence du Parlement de l’Union européenne dans les affaires intérieures du Niger et de l’espace AES a été l’occasion pour la CNAVC d’envoyer un message clair à la communauté internationale : les populations du Sahel restent unies et mobilisées derrière leurs dirigeants pour la défense de leur souveraineté et de leurs intérêts stratégiques.
Drapeaux en main, les manifestants réunis au rond-point Ibrahim Traoré (rond-point des Nations-Unies), ont exprimé leur détermination sans faille à défendre la souveraineté des États membres de l’AES. Selon eux, la récente résolution du Parlement européen dénonçant une détention arbitraire de l’ex président nigérien Mohamed Bazoum, constitue une atteinte inacceptable à l’indépendance et à la dignité des peuples sahéliens.
Par la voix de Lassané Sawadogo, membre de la CNAVC qui a donné lecture de la déclaration des organisations patriotiques de l’AES, la résolution européenne ne tient ni compte du contexte sécuritaire et politique propre à la région. Ni de la souveraineté nationale. Pour lui, elle résulte d’une lecture qu’ils jugent biaisée de la situation par des instances internationales éloignées des réalités locales. Pour cela il a exprimé un « rejet catégorique de cette résolution, qu’il considère comme une ingérence politique inacceptable dans les affaires souveraines d’un État africain ». Il a ajouté que cette prise de position du Parlement européen traduit « une posture de paternalisme politique », déconnectée des réalités du Sahel, au moment où, selon lui, les peuples de la région sont engagés dans un processus de reconquête de leur souveraineté. « Les mobilisations populaires prévues seront l’expression claire et déterminée de la volonté des peuples du Sahel de défendre leur souveraineté et de rejeter toute tentative d’ingérence extérieure », a-t-il déclaré.
La CNAVC a par ailleurs insisté sur le fait que « la souveraineté des peuples du Sahel n’est pas négociable » et que les questions politiques relatives au Niger doivent être traitées par les autorités nigériennes et leur peuple, dans le cadre de la dynamique de refondation en cours.
Cette manifestation qui a rassemblé plusieurs responsables de la société civile et des responsables de la commission nationale de l’AES a connu un franc succès. Elle constitue une tour de chauffe à celle que projette la coalition pour le 28 mars prochain dans tous les pays de l’Alliance des Etats du Sahel.


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