Et on reparle du virus d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Comme si le sort s’acharnait contre ce pays, c’est le Nord-Kivu (à l’Est du pays), région déjà meurtrie par une guerre en sourdine et frappée à répétition par des épidémies du même virus qui est de nouveau touché. L’information a été confirmée par le gouvernement qui avait eu le nez creux en diligentant des enquêtes depuis quelques jours. C’est après des prélèvements effectués sur un sujet malade, en l’occurrence une femme de 46 ans qui a rendu l’âme le 15 août dernier, à Béni, que les doutes ont été confirmés.
L’échantillon prélevé a été testé positif à la MVE à Béni avant que le laboratoire de l’Institut national de recherche biomédical de Goma, ne confirme ce résultat. Selon les spécialistes, ce cas de virus d’Ebola est lié à une souche de la 10e épidémie survenue en 2018 qui avait touché la région. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle forme de la maladie.
Mais, en dépit de ces conclusions rassurantes des équipes de recherche, qui se battent pour endiguer la propagation du virus, il y a lieu de s’inquiéter de la situation des cas contacts qui se chiffreraient à environ 160. Sans présager du pire, ces inquiétudes sont fondées dans la mesure où le Nord-Kivu, en proie à une crise sécuritaire depuis des mois qui endeuille déjà les populations très ébranlées. En plus du conflit armé, le Nord-Kivu devra-t-il faire face à une nouvelle épidémie ? Comment sera organisée la riposte dans cette zone crisogène ?
Le patron des programmes d’urgence a beau faire preuve d’optimisme, en rappelant la capacité de la RDC à faire face aux épidémies antérieures et sa résilience à surmonter les difficultés, mais le mieux serait d’activer tous les mécanismes de riposte afin de circonscrire le virus et éviter le pire. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à la RDC qui n’en finit pas avec ces fléaux.


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