«Lever un quiproquo» affirme les securocrates maliens, «ce n’est pas une attitude hostile» renchérit la France sur le retour de l’ex-otage française Sophie Pétronin au Mali, un peu plus d’un an après sa libération.
Toutes ces circonlocutions diplomatiques vont-elles s’envoler d’ici là ? En tout cas hier, à la sortie du Conseil des ministres, Gabriel Attal, le porte-parole, n’est pas allé du dos de la cuillère pour condamner «l’irresponsabilité» de Pétronin, qui repart chez ceux qui tuent les soldats de Barkhane.
D’un point de vue logique, elle a beau dire qu’elle préfère les sables du Mali au doux climat de son Lac Lema, se faire libérer contre 200 djihadistes, lesquels ont repris les armes contre les Fama et Barkhane, et y retourner en forçant la main au Mali, c’est suspect, et ça ne peut que provoquer colère et incompréhension.
Pétronin reconvertie en «Mariam» aurait voulu dire «il fallait me laisser aux mains de mes ravisseurs», qu’elle n’aurait pas procédé autrement. La colère de l’Elysée répercutée par Attal est légitime, car faire ce ramdam, relayé par son fils pour se faire libérer contre des centaines de terroristes, et retourner au Mali, c’est irrespectueux envers la mémoire des 52 soldats français tombés au Mali, et se moquer de la République et tous ceux qui avaient pris fait et cause pour elle. D’où d’ailleurs, l’activisme de la gendarmerie malienne qui la recherche. Il y a des attitudes qui sont forcément suspectes.
La rédaction


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