Le départ de l’armée américaine du Niger est quasi bouclé. Ce lundi 5 août, les forces américaines ont achevé leur retrait de la base aérienne d’Agadez, mettant fin à leur présence au Niger. Ce départ marque la fin du long processus de retrait qui aura duré un trimestre.
Après la base aérienne de Niamey, l’armée nigérienne a bouclé son départ de la base aérienne d’Agadez, une importante base militaire sise dans le centre du pays. Cette étape marque la fin du retrait militaire américain du Niger. «Le retrait des forces et du matériel américain de la base aérienne 201 à Agadez est achevé», a déclaré dans un communiqué le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom). Ce retrait des soldats américains du Niger était une exigence du régime militaire au pouvoir dans le pays sahélien. Début juillet, les soldats américains de la base de Niamey avaient tous quitté le pays et il restait quelque 200 éléments de la base de drones importante d’Agadez, dans le nord.
Débuté le 19 mai 2024 par la signature d’un accord, ce retrait s’est achevé ce jour par la cérémonie de transfert des installations en présence des officiers de deux pays et le décollage du dernier McDonnell Douglas C-17 Globemaster III de l’armée de l’Air américaine
Le point d’orgue de ce retrait fut la signature du document final par le colonel-major Maman Sani Kiaou des Forces spéciales, chef d’État-Major de l’armée de terre du Niger et le représentant de la partie américaine. Prévu pour être effectif mi-septembre, le retrait américain du Niger s’est finalement achevé plutôt que prévu. Il faut rappeler que ce départ fait suite à la dénonciation de l’accord militaire entre le Niger et les Etats-Unis par le Niger par le CNSP. Les Etats-Unis quittent militairement le Niger, mais vont poursuivre la coopération humanitaire au profit des populations.
Il n’y aura donc plus de militaire américain dans la région d’Agadez. Ce désengagement américain laisse un vide qu’il va falloir combler. Il exige donc des autorités du Niger à saisir le taureau par les cornes en déployant plus de moyens et d’efforts pour assurer la sécurité de la région mais par ricochet du pays tout entier. Pour qui connaît la situation des divorces dans le domaine de la coopération militaire, on peut se féliciter pour le calme qui a caractérisé ce retrait. Dans ce cas de figure, l’un des aspects les plus appréciables, c’est l’amabilité qui accompagné ce retrait entamé trois plus tôt. Le fait est très rare, pour être passé sous silence.
La rédaction


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